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08/11/2015 10:00 EST | Actualisé 08/11/2016 00:12 EST

La présidence burundaise dénonce les accusations de Kagame, d'une "violence inouïe"

La présidence burundaise, accusée par le président rwandais Paul Kagame de "massacrer" sa population "du matin au soir", a dénoncé dimanche des propos d'une "agressivité inouïe".

"Ce sont des propos inappropriés d'une agressivité inouïe", a réagi à l'AFP Willy Nyamitwe, conseiller principal présidentiel en communication.

"Mais au niveau de la présidence du Burundi, nous ne voudrions pas verser dans la bassesse", a-t-il poursuivi, se refusant à commenter les propos du président rwandais.

Dans un discours prononcé vendredi et dont l'AFP a eu connaissance dimanche, M. Kagame affirmait qu'au Burundi "les gens meurent tous les jours, les cadavres jonchent les rues". "Comment des dirigeants peuvent-ils s'autoriser à massacrer leur population du matin au soir?", s'indignait-il à l'occasion d'un dîner de remise de prix de l'Unity Club à Kigali.

M. Kagame a tenu ces propos 24h avant l'expiration samedi soir de l'ultimatum lancé par le président burundais Pierre Nkurunziza à ses opposants pour qu'ils déposent les armes.

Les relations entre le Rwanda et le Burundi sont au plus bas, Bujumbura accusant Kigali de soutenir ses opposants.

esd/dab