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07/11/2015 22:51 EST | Actualisé 07/11/2016 00:12 EST

Incendie d'une discothèque à Bucarest: le bilan s'alourdit à 43 morts

Deux personnes blessées dans l'incendie d'une discothèque à Bucarest le 30 octobre sont décédées dimanche matin, portant le bilan à 43 morts, a-t-on indiqué de source hospitalière roumaine.

Une jeune Roumaine et un ressortissant turc ont succombé à leurs blessures, a déclaré le chef du département de chirurgie plastique de l'hôpital Floreasca, Ioan Lascar.

Ces deux nouveaux décès interviennent au lendemain d'un "samedi noir", journée au cours de laquelle neuf personnes sont mortes des suites de leurs blessures. Sept d'entre elles sont mortes à Bucarest et deux aux Pays-Bas, où elles venaient d'être transférées pour y être soignées.

"Les sept jours à venir sont les plus difficiles d'un point de vue du traitement des blessés", a déclaré samedi le ministre de la Santé. "Nous acceptons toute aide, toute équipe de médecins venus de l'étranger", a-t-il ajouté.

Alors que le bilan risque encore de s'alourdir, les médias accusent les autorités d'avoir tardé à lancer les procédures pour transférer une partie des blessés dans des hôpitaux à l'étranger.

"Pourquoi la Roumanie n'a-t-elle pas demandé dès le début une aide internationale?", s'interroge ainsi le quotidien Gandul. Le journal souligne que les hôpitaux roumains ont été débordés par l'admisssion de plus de 140 blessés après le drame.

Samedi, 18 personnes ont été transférées à l'étranger - huit en Belgique, huit aux Pays-Bas et deux en Autriche. Dimanche, deux autres personnes doivent être transférés en Hongrie et en Grande Bretagne, a annoncé le ministère de la Défense.

Selon les médecins, une centaine de blessés sont toujours hospitalisés, dont 44 dans un état critique.

Un violent incendie s'était déclenché le 30 octobre dans une boite de nuit lors d'un spectacle pyrotechnique au cours d'un concert de hard rock.

Les premiers éléments de l'enquête ont montré de nombreux manquements aux règles de sécurité, notamment une seule porte ouverte, pas de sorties de secours et des matériaux inflammables utilisés pour l'isolation acoustique.

Une dizaine de personnes ont jusqu'ici été placées en détention provisoire, dont les trois patrons de la boite de nuit, accusés d'homicide involontaire.

Ce drame a provoqué un mouvement de protestation inédit dans le pays, et le Premier ministre social démocrate Victor Ponta a démissionné mercredi.

mr/sba