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08/11/2015 00:38 EST | Actualisé 08/11/2016 00:12 EST

IAAF - Coe juge "odieux" que des dirigeants aient pu "extorquer de l'argent"

Le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) Sebastian Coe a jugé "odieux" que des dirigeants de son sport aient pu "extorquer de l'argent" à des "athlètes coupables de violation des règles antidopage", dimanche dans un entretien au Sunday Times.

"Que des gens de notre sport aient pu extorquer de l'argent à des athlètes coupables de violation des règles antidopage est odieux", a déclaré Coe dans le journal britannique.

Mercredi, la justice française a mis en examen l'ancien président de l'IAAF, Lamine Diack, pour corruption passive et blanchiment aggravé. Son conseiller juridique, l'avocat Habib Cissé, ainsi qu'un médecin, Gabriel Dollé, chargé de la lutte antidopage à l'IAAF jusque fin 2014, ont également été mis en examen, pour le seul chef de corruption passive. Les enquêteurs, qui ont lancé leurs investigations en août, tentent de déterminer si des cas de dopage, notamment d'athlètes russes, ont pu être couverts par les plus hautes instances de l'athlétisme mondial moyennant finances.

Malgré tout, Coe a tenu à mettre en avant la réussite de la lutte antidopage. "Qu'ils n'aient (finalement) pas pu cacher les résultats des contrôles antidopages est un témoignage en faveur du système mis en place par l'IAAF et l'AMA (Agence mondiale antidopage)", a estimé l'ancien champion olympique du 1500 m, vice-président de Diack jusqu'au départ du Sénégalais en août.

Toutefois, "là où il y a des fragilités dans le système qui ont permis l'extorsion", l'IAAF va "travailler à les renforcer", a assuré le Britannique, alors que l'AMA doit dévoiler lundi un rapport sur la corruption et le dopage dans l'athlétisme.

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