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08/11/2015 04:29 EST | Actualisé 08/11/2016 00:12 EST

Allemagne - La DFB prévoit de se doter d'une Commission d'éthique

La Fédération allemande de football (DFB) prévoit de se doter d'une Commission d'éthique, à l'image de celle de la Fifa, rapporte le quotidien Die Welt dimanche, à la veille d'une réunion du Comité directeur de la DFB en présence de son président Wolfgang Niersbach.

Selon ses sources, le journal explique que cette Commission d'éthique comporterait deux entités, l'une constituée d'enquêteurs et l'autre de juristes mais qu'une décision ne pourrait être prise avant la prochaine grand-messe de la DFB en 2016.

Pour l'heure, la Fédération allemande n'est dotée que d'une commission de contrôle formée de représentants du Comité directeur, des associations régionales et des Ligues.

Le Comité directeur de la DFB se réunit lundi à son siège de Francfort en la présence du président Niersbach, sous la pression du scandale de corruption supposée pour l'obtention de l'organisation de la Coupe du monde 2006 en l'Allemagne.

M. Niersbach est particulièrement sur la sellette car il siégeait au Comité d'organisation du Mondial-2006 présidé par Franz Beckenbauer.

"J'espère que la DFB va faire la lumière le plus vite possible car cette affaire irrite beaucoup de monde", a déclaré Volker Bouffier, ministre-président CDU du Land de Hesse.

Le parlementaire Wolfgang Bosbach, également de la CDU, a appelé M. Beckenbauer à prendre ses responsabilités: "Il pourrait grandement contribuer à éclaircir des zones encore sombres jusqu'à présent".

L'affaire a été révélée par l'hebdomadaire Der Spiegel mi-octobre, évoquant des soupçons de caisse noire pour acheter des voix lors de la décision, prise en 2000, d'attribuer le Mondial-2006 à l'Allemagne.

Elle a pris de l'ampleur mardi avec des perquisitions du siège de la Fédération (DFB) et des domiciles de son patron et deux ex-responsables, dont les explications sur l'affaire du Mondial-2006 peinent à convaincre.

Le parquet n'a pas donné leurs noms pour des raisons légales, mais les trois hommes sont bien le patron de la DFB Wolfgang Niersbach, son prédécesseur Theo Zwanziger et l'ex-secrétaire général de la Fédération Horst Schmidt.

Au centre des questions, le versement controversé de 6,7 millions d'euros qui aurait transité entre le patron d'Adidas d'alors, Robert Louis-Dreyfus, des instances de la Fifa et la DFB.

Pour M. Niersbach, l'organisation de la compétition n'a pas été achetée. En revanche, les fonds ont été versés, via le patron d'Adidas, à la commission financière de la Fifa pour obtenir une subvention pour l'organisation du Mondial.

La Fédération internationale a rejeté en bloc ces affirmations dans un communiqué le 22 octobre, assurant que cela "ne correspond à aucune procédure ou règle en vigueur à la Fifa".

Quatre jours plus tard, Franz Beckenbauer a admis dans une déclaration écrite "une erreur" dans le scandale présumé autour du Mondial-2006 mais affirmé qu'il n'y avait "pas eu de voix achetées" au sein de la Fifa.

sg/dhe