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06/11/2015 03:23 EST | Actualisé 06/11/2015 03:29 EST

5 raisons d'aller voir «Spectre», le nouveau James Bond (VIDÉO/PHOTOS)

Dans nos salles dès vendredi, Spectre, réalisé par le très lucratif Sam Mendes, n’hésite plus à triturer dans les blessures du passé du mythique James Bond en déterrant quelques cadavres au passage. Après le succès énorme de Skyfall (avec plus de 1 milliard de dollars amassé au box-office), le réalisateur nous offre cette fois un condensé d’action et de machiavélisme encore plus sombre que ses précédents volets.

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1 – Un vrai film d’espionnage et d’action

Depuis 1962 et Dr No, les 24 missions officielles de James Bond (ajoutons à la liste le titre Jamais plus jamais) ont insufflé au cinéma un genre à part entière. Entre thriller moderne et film d’aventure, Spectre renoue en quelque sorte avec la vision originelle de Ian Fleming, l’auteur qui a donné naissance à l’espion en le décrivant d’abord comme un homme torturé, violent et plein de contradictions.

Au fond, il correspond bien à son époque. Hollywood l’a bien compris en mettant en scène des scénarios opaques et sinistres peuplés de héros névrosés assaillis par les doutes existentiels. En ce qui concerne Spectre, le film ne manque pas d’action. La scène d’ouverture – un plan-séquence phénoménal de plusieurs minutes en plein centre-ville de Mexico – est à couper le souffle. À voir sur grand écran!

2 – Un tour du monde en 148 minutes

En cinquante ans de péripéties, l'agent double britannique a habitué le public à voir du pays. De l’Amérique latine à l’Autriche en passant par le Maroc, la dernière offrande ne fait pas exception et passe d’un pays à un autre sans aucune rancune. James Bond est ici le moteur d’une histoire aux ramifications complexes. Sans dévoiler les détails, sachez que les lieux visités représentent en quelque sorte la toile d’une nouvelle ère des communications dans laquelle se décident les nouveaux pouvoirs. Derrière les palmiers d’Oujda, les costumes du traditionnel Dia de Muertos à Mexico ou les pistes de ski de Sölden, se cache la véritable identité du Spectre.

3 – Le dernier James Bond qui met en vedette Daniel Graig?

L’Anglais au look slave et aux cheveux blonds, qui n’a pas toujours fait l’unanimité parmi les nostalgiques de la franchise, dont beaucoup regrettent encore le flegmatique Roger Moore, reprend pour la quatrième fois le smoking de l’agent secret de Sa Majesté. En ce moment, des rumeurs qui font trembler la presse outre-Atlantique prédisent que Spectre serait la dernière participation de Daniel Graig.

Même si l’acteur de 47 ans a déjà signé pour un ultime chapitre, il a plusieurs fois affirmé qu’il voulait tourner la page. «Je préférerais briser ce verre et me lacérer les veines avec, que de jouer maintenant dans un nouveau James Bond», a-t-il déclaré aux médias. Il n’en fallait pas plus pour emballer la machine. Qui donc pour le remplacer? Des noms circulent évidemment comme celui d’Idris Elba, grand favori pour incarner le premier James Bond noir de l’histoire.

4 – Des James Bond girls au caractère bien trempé

Le droit de cuissage du justicier britannique est fort heureusement de l’histoire ancienne. Si notre séducteur – souvent taxé de misogynie – aime toujours autant les femmes, ces dernières ne sont plus si faciles à conquérir. Elles sont peut-être aussi séduisantes et romantiques que les illustres Bond girls des décennies précédentes, mais Léa Seydoux et Monica Bellucci qui incarnent les deux mystérieuses femmes fatales dans Spectre, veulent plus que du blabla. Piquantes, frondeuses et courageuses, elles ont surtout du bagou, de l’argent et de l’indépendance. Monsieur 007 n’a qu’à bien se tenir.

5 – Christoph Waltz: un affreux méchant

L’Autrichien fétiche de Quentin Tarantino s’incruste pour la première fois de sa carrière dans un James Bond et y interprète sans grande surprise, le méchant de service, vêtu pour l’occasion d’une veste à col Mao. Dans Skyfall, le comédien Javier Bardem (Raoul Silva) avait tenu la barre avec beaucoup d’aplomb et d’inspiration. Disons que Waltz n’a pas à rougir de sa participation puisqu’à son tour, il joue un horrible personnage – Franz Oberhauser alias le mythique Blofeld – qui devrait à son tour marquer les esprits, car derrière tant de haine se dissimule peut-être l’enfance de 007.

Spectre – Drame d’espionnage – Metro-Goldwyn-Mayer Pictures et Columbia Pictures – 148 minutes – Sortie en salles le 6 novembre 2015 – États-Unis.