POLITIQUE
06/11/2015 11:38 EST | Actualisé 06/11/2015 12:57 EST

Le salaire de cinq femmes ministres sera ajusté, assure le Parti libéral du Canada

Les cinq femmes ont été assermentées comme ministres « déléguées » en raison « d’embûches administratives ». Selon le Parti libéral du Canada (PLC), elles sont ministres « en bonne et due forme ».

Aussitôt la situation réglée, leur salaire sera ajusté de façon rétroactive afin qu’elles soient sur le même pied d’égalité que leurs collègues. Il n’a pas été possible pour le parti de confirmer quand elles seront officiellement ministres.

D'après les décrets qui ont été publiés jeudi sur le site du Bureau du conseil privé, Marie-Claude Bibeau, Patricia Hajdu, Carla Qualtrough, Bardish Chagger et Kirsty Duncan sont des ministres déléguées à un autre ministre.

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau, qui avait promis un conseil des ministres paritaire, s’est retrouvé sous le feu des critiques après la parution d’un article du site de nouvelles iPolitics.

Ces ministres déléguées – toutes des femmes – gagnent présentement 20 000$ de moins que leurs collègues au cabinet par année. Aucun homme n’a été nommé ministre délégué.

Elles auront droit aux mêmes avantages et seront soumises aux mêmes responsabilités que leurs collègues, a fait savoir le PLC.

Dans celui de Marie-Claude Bibeau (ministre du Développement international et de la Francophonie), par exemple, il est écrit que «le gouverneur général en conseil délègue (Mme Bibeau) auprès du ministre des Affaires étrangères afin qu'elle lui prête son concours dans l'exercice de ses responsabilités».

Autrement dit, elle serait tenue de rendre des comptes au ministre Stéphane Dion.

Cela ne se produira pas - ni pour Mme Bibeau, ni pour Mme Hajdu (Condition féminine), Mme Qualtrough (Sports et Personnes handicapées), Mme Chagger (Petite entreprise et Tourisme) ou Mme Duncan (Sciences), assure-t-on au PLC.

Les libéraux plaident que cet imbroglio est dû à des questions de nature bureaucratique.

La décision de former un conseil des ministres comptant un nombre équivalent d'hommes et de femmes, soit 15, a été largement saluée. La phrase qu'a laissée tomber Justin Trudeau pour justifier la chose - «Parce qu'on est en 2015» - a été reprise dans plusieurs médias internationaux.

Avec La Presse Canadienne.

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