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06/11/2015 11:53 EST | Actualisé 06/11/2016 01:12 EDT

Rejet Keystone XL: déception mesurée pour Trudeau, jubilation des écologistes

Après le rejet américain de l'oléoduc transfrontalier Keystone XL, le nouveau Premier ministre Justin Trudeau a affiché une déception mesurée, préférant parier sur une relance des relations canado-américaines.

Les écologistes ont jubilé et la société TransCanada promettait de déposer une nouvelle demande. Les pétroliers ont assuré trouver de nouveaux moyens pour envoyer le brut vers les Etats-Unis.

Voici les principales réactions:

- Justin Trudeau, Premier ministre du Canada:

"Nous sommes désolés de cette décision mais respectons le droit des Etats-Unis à prendre celle-ci. Les rapports entre le Canada et les Etats-Unis sont beaucoup plus vastes qu'un seul projet et je suis impatient de rencontrer le président (Barack) Obama" très prochainement pour "un nouveau départ afin de renforcer nos liens remarquables dans un esprit d'amitié et de collaboration".

- Stéphane Dion, ministre des Affaires étrangères du Canada:

"Nous aurions été heureux s'ils (les Américains) avaient été d'accord avec le projet mais il ne le sont pas et c'est leur décision... Nous croyons au développement mais il doit être durable, y compris pour les sables bitumineux. C'est un défi que nous relèverons avec l'industrie, l'Alberta et tous ensemble. Nous n'avons pas le choix".

- Rachel Notley, Première ministre de l'Alberta:

"Cette décision met en lumière la nécessité d'améliorer notre bilan environnemental et, par conséquent, notre réputation. Nous pourrons de cette façon atteindre notre but qui est d'étendre l'infrastructure énergétique du Canada, y compris les oléoducs, vers de nouveaux marchés. Le Canada peut devenir une source mondiale d'énergie encore plus responsable sur le plan de l'environnement et l'Alberta va faire en sorte que cela se produise en partenariat avec le nouveau gouvernement fédéral".

- Patrick Bonin, responsable de la campagne climat-énergie de Greenpeace Canada:

"Le message lancé aujourd'hui par le président Obama devrait inspirer notre nouveau Premier ministre: la lutte contre les changements climatiques est incompatible avec l'expansion des sables bitumineux (de l'Alberta). L'opposition aux projets d'oléoducs grandit à chaque jour et tout plan climatique qui ne tiendra pas compte de la nécessité de réduire les émissions de carbone issues des sables bitumineux sera voué à l'échec. M. Trudeau a la grande responsabilité de mener à bien la transition énergétique du Canada vers une économie basée à 100% sur les énergies renouvelables d'ici 2050".

- Russ Girling, PDG de TransCanada, promoteur du projet:

"Nous sommes déçus de la décision du président (Barack Obama) de refuser la demande de permis pour Keystone XL. La rhétorique a eu raison de la raison... TransCanada va examiner toutes ses options en réponse au refus du permis du Keystone XL, y compris le dépôt d'une nouvelle demande pour obtenir le permis présidentiel... TransCanada et ses expéditeurs (les compagnies pétrolières) restent absolument déterminés à construire cet important projet d'infrastructure énergétique".

- Association canadienne des producteurs de pétrole:

"Nous trouverons de nouveaux accès aux marchés américains. Keystone XL méritait d'être approuvé sur la base de ses avantages environnementaux, économiques et sur le plan de la sécurité énergétique".

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