NOUVELLES
06/11/2015 06:32 EST | Actualisé 06/11/2016 01:12 EDT

Portugal: le Premier ministre n'exclut pas de se retrouver dans l'opposition

Le Premier ministre portugais de centre droit Pedro Passos Coelho a reconnu vendredi pour la première fois qu'il pourrait se retrouver sur les bancs de l'opposition si son programme de gouvernement devait être rejeté mardi par le Parlement, qui a basculé à gauche.

"Je serai là où il faut: au gouvernement, qui est la place naturelle du vainqueur des élections, ou dans l'opposition, auquel cas je ne cesserai pas d'assumer mes responsabilités", a-t-il déclaré à la presse.

Au pouvoir depuis 2011, la coalition de M. Passos Coelho a remporté les élections législatives du 4 octobre, mais est désormais confrontée à une majorité de gauche au Parlement, qui y dispose de 122 députés sur 230.

Arrivé deuxième aux élections, le Parti socialiste a refusé de cautionner un exécutif de droite et pourrait se joindre mardi au Bloc de gauche et au Parti communiste pour rejeter le programme du gouvernement et ainsi provoquer sa chute.

Un premier pas vers une telle alliance inédite au Portugal a été fait vendredi avec l'annonce par le Bloc de gauche, parti proche de Syriza au pouvoir en Grèce, d'un accord avec le Parti socialiste en vue de former un gouvernement susceptible de remplacer l'exécutif de droite.

Mais pour faire tomber le gouvernement minoritaire de M. Passos Coelho, il faudra aussi le feu vert du Parti communiste, qui continue à négocier un éventuel soutien à un gouvernement dirigé par le Parti socialiste.

Le programme gouvernemental, qui a été remis vendredi aux députés, "ne contient aucune mesure du Parti socialiste", a tenu à préciser M. Passos Coelho, tout en se déclarant "totalement ouvert à un dialogue" avec le principal parti de l'opposition.

"Nous n'allons pas tromper nos électeurs en changeant de programme. Aucun Portugais ne pourra dire que le programme transmis aux députés est différent de celui présenté avant les élections", a-t-il relevé.

bh/ode/phv