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06/11/2015 15:59 EST | Actualisé 06/11/2016 01:12 EDT

Paris-Bercy - Des demi-finales Djokovic-Wawrinka et Murray-Ferrer

Djokovic a livré son match le plus accroché depuis l'US Open pour se qualifier vendredi pour les demi-finales du Masters 1000 de Paris-Bercy où il affrontera le Suisse Stanislas Wawrinka, l'autre affiche opposant le Britannique Andy Murray à l'Espagnol David Ferrer.

Pour battre Tomas Berdych 7-6 (8/6), 7-6 (10/8), le N.1 mondial a dû sauver une balle de set à 5-6 dans la première manche puis deux autres dans le tie-break de la seconde. Dans cette fin de rencontre palpitante, le grand Tchèque l'a aidé en commettant de grosses fautes dans les moments cruciaux.

Une statistique montre l'incertitude de la lutte: c'est la première fois depuis le début de sa carrière, en 680 victoires, que le Serbe gagne sans réussir le moindre break.

"Berdych a joué à un haut niveau. Il m'a poussé au fond du court avec sa longueur de balle, surtout en coup droit", a reconnu Djokovic, qui a chuté deux fois sur le court, sans gravité, au second set.

C'était la 20e victoire du Serbe sur Berdych en 22 duels, son 20e succès d'affilée aussi sur le circuit depuis la mi-août et ses 27e et 28e sets gagnés consécutivement.

Murray aussi a été obligé de sortir le grand jeu contre Richard Gasquet dans un combat de 2 h 38 min. Battu 7-6 (9/7), 3-6, 6-3, le Français a quitté le court avec des sentiments mêlées: un peu d'impuissance car même en jouant "son meilleur tennis", Murray est resté inaccessible, soulignant le fossé qui sépare un N.9 mondial des prétendants aux grands titres. De la fierté également, car le spectacle a été superbe.

- Nadal stoppé -

Mais Murray était tout simplement un petit peu plus fort. "Il ne rate rien, il va très vite en fond de court, c'est un combattant hors norme et il a un des meilleurs physiques du circuit, c'est pour ça que c'est Andy Murray. Il ne faut pas faire une seule faute pour le battre", a expliqué le Français, qui a manqué une balle de set dans la première manche.

Les échanges ont été longs et souvent spectaculaires, les deux hommes alternant les accélérations brutales et les prises d'angle en finesse. Le public, à fond derrière son joueur, n'a pas boudé son plaisir.

Il n'a pas détesté non plus voir le tombeur de son chouchou Roger Federer, l'Américain John Isner, éliminé à son tour, par David Ferrer, en trois sets 6-3, 6-7 (6/8), 6-2.

Lisant mieux le service du géant (2,06 m) que le Suisse la veille (17 aces encaissés contre 27), surtout en début de match (3 aces au premier set), l'Espagnol s'est compliqué la tâche en manquant deux balles de match sur son service alors qu'il menait 6-3, 5-3, 40-15.

Ferrer est un peu l'invité-surprise des demi-finales. On en oublierait presque que c'est la troisième fois en quatre éditions qu'il atteint le dernier carré à Paris-Bercy. Vainqueur du tournoi en 2012, il avait encore été finaliste en 2013.

Rafael Nadal a été moins heureux que son compatriote. Au bout de la nuit, il a subi un coup d'arrêt dans sa tentative de retour au plus haut niveau en s'inclinant vendredi contre le Suisse Stan Wawrinka en deux sets 7-6 (8/6), 7-6 (9/7).

Perdre contre le N.4 mondial n'a certes rien d'infamant, même quand on s'appelle Nadal, mais la déception vient du fait que l'Espagnol avait écrasé Wawrinka 6-2, 6-1 le mois dernier à Shanghai, où il avait atteint les demi-finales. Il avait aussi joué la finale à Pékin (avant Shanghai) et à Bâle (après). Vendredi, il n'a pas su concrétiser ses occasions: trois balles de set dans chaque manche.

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