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06/11/2015 13:50 EST | Actualisé 06/11/2016 01:12 EDT

L'empreinte de Bowman se retrouve sur la cuvée 2015 du Temple de la renommée

TORONTO — Steve Shutt a gagné cinq coupes Stanley sous les ordres de Scotty Bowman et a déjà déclaré que les joueurs du Canadien de Montréal détestaient leur entraîneur légendaire 364 jours par année, mais qu'ils recevaient leur bague de champion lors du 365e jour.

Assis au Temple de la renommée lors du week-end de son intronisation, Sergei Fedorov a dévoilé le côté plus humain de Bowman. Quand Fedorov avait connu des problèmes dans les débuts de sa relation avec la joueuse de tennis Anna Kournikova, Bowman lui avait permis de quitter l'équipe pour quelques jours afin qu'il puisse régler ses problèmes personnels.

«J'ai vraiment compris qui était Scotty Bowman, a raconté Fedorov. Après ça, j'ai travaillé encore plus fort pour lui.»

L'influence de Bowman sur la cuvée 2015 du Temple de la renommée est importante — de Fedorov et son coéquipier chez les Red Wings de Detroit Nicklas Lidstrom, au défenseur Phil Housley, qu'il a repêché avec les Sabres de Buffalo en 1982.

Après que les nouveaux immortels Lidstrom, Fedorov, Housley, Chris Pronger, Angela Ruggiero, Bill Hay et Peter Karmanos fils eurent reçu leur bague lors d'une cérémonie vendredi, la période de questions s'est rapidement transformée en hommage à Bowman. Alors que l'homme âgé de 82 ans était assis dans le fond de la salle, ses anciens joueurs l'ont encensé.

«Quand Scotty est arrivé à Detroit, nous avions une bonne équipe, mais nous n'avions rien gagné depuis les années 50, a raconté Lidstrom, qui a gagné quatre fois la coupe Stanley, dont trois fois sous les ordres de Bowman. L'arrivée de Scotty nous a permis de croire que nous pouvions devenir une grande équipe et Scotty a changé l'organisation, il a changé notre manière de jouer.

«Il a été l'architecte derrière nos championnats de la coupe Stanley.»

Bowman n'a pas permis aux Sabres de gagner les grands honneurs, mais il a lancé la carrière de Housley.

«C'est un privilège de savoir qu'il est celui qui a pris une chance avec moi, qu'il est celui qui a cru en moi, a déclaré Housley, le défenseur américain le plus productif de l'histoire de la LNH. C'est en partie grâce à lui si je suis ici et je le remercie.»

Fedorov a ensuite raconté l'histoire quand Bowman lui a donné quelques jours de congé pour régler ses problèmes hors-glace. Il a raté quelques jours d'entraînement pour aller voir Kournikova en Arizona avant de rejoindre ses coéquipiers en Californie.

«Il n'allait pas manquer de parties, ça faisait du sens, a dit Bowman. Je n'étais pas inquiet pour lui, pour son coup de patin ou sa condition physique.»

Une demi-heure plus tard, le Russe le plus productif de l'histoire de la LNH qui a même déjà joué en défensive pour Bowman, a expliqué qu'il voulait que les gens ne voient pas Bowman comme un homme à la poignée de fer.

«Je voulais que l'on comprenne que je crois avoir été un des premiers gars à voir l'autre côté de Scotty, qu'il est une bonne personne et qu'il comprenait mes problèmes, nos problèmes, a expliqué Fedorov. J'avais un problème et il m'a permis de régler ça, et je ne m'y attendais pas. Il m'a laissé quitter l'équipe, c'était sans précédent.»

Bowman a vu plusieurs de ses anciens poulains être intronisés au Temple de la renommée au cours des années, mais il a dit avoir été touché par les témoignages de Lidstrom, Housley et Fedorov.

«C'est particulier parce que quand vous êtes l'entraîneur, vous ne pensez pas à une journée comme celle d'aujourd'hui, a dit Bowman. Vous voulez seulement qu'ils jouent au meilleur de leurs capacités pour gagner des matchs.»