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06/11/2015 11:37 EST | Actualisé 06/11/2016 01:12 EDT

Écrasement d'un Airbus russe: les É-U renforcent la sécurité dans les aéroports

WASHINGTON — Le département américain de la Sécurité intérieure a annoncé une nouvelle série de mesures de sécurité dans les aéroports internationaux, dans la foulée de l'écrasement d'un avion russe dans la péninsule du Sinaï.

Le secrétaire du département, Jeh Johnson, a expliqué vendredi que ces nouveaux protocoles seraient centrés sur les vols commerciaux à destination des États-Unis, en partance de certains aéroports outre-mer, sans préciser lesquels.

Parmi les mesures annoncées, les autorités appliqueront des contrôles de sécurité renforcés sur certains objets transportés à bord des avions commerciaux et mèneront des évaluations des aéroports. De l'aide à la sécurité sera offerte dans certains pays.

L'Airbus A321-200 du transporteur aérien Metrojet s'est écrasé peu après avoir décollé de l'aéroport de Charm el-Cheikh, en Égypte, samedi dernier. Les 224 personnes à bord sont mortes. Il n'y a pas de vol direct offert entre Charm el-Cheikh et les États-Unis.

L'enquête se poursuit, mais le président Barack Obama a affirmé que les États-Unis prennent «très au sérieux» la possibilité qu'une bombe ait causé l'écrasement.

Au Royaume-Uni, le premier ministre David Cameron a suspendu tous les vols britanniques en provenance et à destination de la péninsule du Sinaï après avoir reçu «des renseignements et des informations» laissant croire qu'une bombe pourrait être la cause de l'écrasement.

Vendredi, la Russie a annoncé qu'elle suspendait tous ses vols en Égypte jusqu'à ce que la sécurité des aéroports y soit améliorée.

Un expert en matière de sécurité et ancien secrétaire adjoint de la sécurité publique de l'État de New York, Michael Balboni, soutient qu'il y a d'importantes différences entre la surveillance des employés des aéroports étrangers et américains. Et à la suite de l'écrasement de l'avion russe, ces différences risquent d'attirer davantage l'attention.

«Tout a besoin d'être actualisé, a-t-il plaidé. La sécurité n'est jamais une destination, c'est un voyage. Il faut la revoir, la rafraîchir.»