NOUVELLES
06/11/2015 11:39 EST | Actualisé 06/11/2016 01:12 EDT

Burundi: Washington dénonce la "rhétorique incendiaire" du gouvernement

Les Etats-Unis ont dénoncé vendredi les déclarations "incendiaires" du gouvernement au Burundi, qui risquent d'attiser des violences à grande échelle dans ce pays d'Afrique des Grands Lacs secoué par des troubles depuis le printemps.

"Les Etats-Unis s'alarment de plus en plus, comme l'ONU et l'Union africaine, d'une poussée de la violence par des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux au Burundi et par une rhétorique incendiaire et dangereuse du gouvernement", a condamné dans un courriel transmis à l'AFP le représentant spécial américain pour l'Afrique des Grands Lacs, Thomas Perriello.

Washington s'inquiète depuis des mois des risques de violences ethniques au Burundi et n'a eu de cesse de condamner avec force le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

"Nous déplorons toute tentative pour inciter à la violence ou pour saper les pourparlers de paix sous médiation régionale", a encore condamné le diplomate américain.

Auparavant vendredi, dans un communiqué de l'ONU, son secrétaire général Ban Ki-moon avait exigé que la violence et les tueries répétées cessent au Burundi.

La candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, contraire selon les contestataires à la Constitution et à l'accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile, a plongé fin avril le Burundi dans une crise qui a déjà fait au moins 200 morts.

Une brutale répression des manifestations et la réélection en juillet de M. Nkurunziza n'ont pas empêché l'intensification des violences, désormais armées.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir lundi, à la demande de la France, pour évoquer l'escalade des tensions dans ce pays.

nr/bdx