DIVERTISSEMENT
05/11/2015 05:41 EST | Actualisé 05/11/2015 05:42 EST

«Série noire» : attachez vos tuques...

Le buzz Série noire crépite à nouveau. Et fort.

À la mi-octobre, l’événement Party de garage Série noire était créé sur Facebook et attirait, en 24 heures, 2000 éventuels participants. L’organisation a rapidement dû réagir ; le garage de Radio-Canada, rue Papineau, où se tenait la fête, mercredi, n’étant pas assez vaste pour accueillir tous les enthousiastes qui auraient voulu y prendre part, on a instauré un système de billets (gratuits), afin que le rassemblement conserve une dimension acceptable.

Plusieurs activités originales ont animé le «4 à 7», hier, comme des séances de tatouages, un atelier de création d’affiches, une exposition d’objets-cultes de Série noire et une dégustation de bières aux noms évocateurs. Le tout, en présence des comédiens.

Toutes ces festivités marquaient la mise en ligne, le même jour, de la deuxième saison de Série noire, disponible en totalité sur l’Extra d’Ici Tou.tv dès maintenant. Vous pouvez, aujourd’hui même, consommer, en rafale, à l’heure et à l’endroit qu’il vous plaît, les 10 épisodes tant attendus, qui ne seront diffusés à Radio-Canada Télé qu’en janvier.

Et dégustez-les avec attention, car la productrice Joanne Forgues, de Productions Casablanca, a fortement laissé présager que l’épopée des deux scénaristes en mal d’inspiration pourrait s’arrêter là et ne pas connaître de troisième tour de piste. À ce qu’il paraît, la finale de la deuxième saison ne laissera planer aucun doute.

Or, pour l’instant, plusieurs fidèles adeptes ont déjà manifesté leur joie sur les réseaux sociaux et annoncé leur intention de littéralement dévorer le Série noire nouveau. Nuits blanches en vue?

Démarche

Forts des 11 trophées Gémeaux qui ont salué leur premier chapitre, les auteurs François Létourneau (qui incarne Denis) et Jean-François Rivard (aussi réalisateur) étaient visiblement dans une forme splendide lorsqu’ils ont imaginé la continuité des péripéties de leurs personnages. Une intrigue qui démarre en trombe dès les premières minutes, de l’action à profusion sans attendre, un humour parfaitement maîtrisé, qui fait toujours mouche, des situations rocambolesques et captivantes, qui vont encore plus loin que dans le premier volet, mais auxquelles on croit, et un Marc Arcand (Marc Beaupré) alerte, toujours habile au nunchaku, constamment à l’affût, qui surgit toujours au bon moment : franchement, on n’a pas grand-chose à reprocher à cet impeccable produit télévisuel divertissant, audacieux, intelligent et truffé de références culturelles, du genre de Carrie ou Star Wars.

Le premier épisode s’ouvre, et on retrouve immédiatement Denis et Patrick (Vincent-Guillaume Otis), nos deux anti-héros chéris, quelques minutes après la scène qui bouclait la dernière heure de la première saison. C’est l’hiver, le décor extérieur est blanc et il fait un froid de canard. Semble-t-il, d’ailleurs, que le tournage a été particulièrement ardu en raison de la basse température.

En narration, la voix de Bernard Derome nous rappelle que Patrick s’est fait «fourrer big fucking time» par Charlène. Pas de doute, on est bien dans l’univers de Série noire.

Notre duo pas si terrible poursuit l’écriture de sa série La loi de la justice, mais aspire à un peu de calme dans sa vie. Ça sera pour une autre fois ; une explosion se produit chez Patrick, et le tandem, bénéficiant du programme de protection des témoins, est relocalisé ailleurs que dans sa ville, en attendant le procès de Claudio Brodeur (Hugo Dubé), le chef du East Gay Gang, qui vient d’être arrêté.

Espérant un rapprochement avec Charlène, Patrick propose d’aller s’installer à Alma. Denis y vivra des instants de profond déni. Un indice : John McClane et Die Hard. Peu douée pour la danse poteau (c’est à voir), Charlène occasionnera de son côté un choc brutal pour Patrick. La déconfiture sera grande pour les deux hommes, qui décideront alors de s’investir plus pleinement que jamais dans leur «démarche d’écriture».

«Tout ce qui reste, c’est nous autres puis la démarche», constatera Patrick, gonflé à bloc. «Bring It On» deviendra le mot d’ordre de nos deux grands naïfs, qui le sont toujours autant qu’avant. Leur ambition les poussera cette année à se frotter à des sphères encore plus hautes de la hiérarchie sociale ; ils seront ainsi amenés à fraterniser avec le ministre de la Justice (personnifié par Michel Laperrière) et à «cuisiner» dans un souper-spaghetti. Ils pourraient croiser des «revenants» sur leur passage. Et pourquoi pas une sécheuse plantée au milieu de nulle part, également…

Plus enragés

Vous comprendrez qu’on ne veut pas trop en révéler, pour ne pas gâcher l’effet de surprise. Et pourquoi lire un texte qui dévoile des retournements et critique une fiction aimée, quand on peut tout de suite s’enfiler celle-ci d’un trait, sans devoir patienter une semaine pour connaître la suite?

«Maintenant que les gens connaissent l’univers, ils peuvent embarquer rapidement, a noté François Létourneau. Cette année, par rapport à la saison un, Patrick et Denis sont un peu plus proches. Et ils sont plus enragés, aussi.»

Fière de son coup, la direction de Radio-Canada fait confiance au public de Série noire et ne craint pas que le contenu des épisodes ne s’ébruite sur les réseaux sociaux. Il n’y a pas que les punchs qui intéressent le public, la façon d’y arriver est tout aussi intéressante, a soutenu André Béraud, directeur des dramatiques et longs-métrages. Un fait particulièrement vrai dans le cas de Série noire.

Même à l’intérieur de la tour du boulevard René-Lévesque, mercredi, l’engouement Série noire se faisait sentir, alors que plusieurs arboraient un t-shirt noir à l’effigie de l’émission. Notons d’ailleurs qu’une gamme de produits dérivés est en vente sur la boutique virtuelle de Série noire.

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