POLITIQUE
05/11/2015 11:20 EST | Actualisé 06/11/2015 05:43 EST

Ottawa ramène le formulaire long de recensement de Statistiques Canada dès 2016

Au lendemain de son assermentation, le nouveau gouvernement fédéral a décidé de rétablir le questionnaire complet pour le recensement, en plus de rétablir l'obligation faite aux Canadiens de le remplir.

Les ministres fédéraux de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, et de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeed Singh Bains, ont indiqué que le gouvernement souhaitait ainsi offrir des données fiables et complètes à Statistique Canada afin de pouvoir prendre des décisions éclairées basées sur la science au bénéfice des Canadiens.

« Cette mesure fait partie intégrante de notre plan visant à renforcer et élargir la classe moyenne », a déclaré M. Duclos. « Aujourd'hui, les Canadiens vont retrouver leur droit d'accéder à de l'information précise et fiable à un coût inférieur. »

Le gouvernement Harper avait aboli le questionnaire long en 2010 en plus d'éliminer son aspect obligatoire. Cette décision avait mené à un taux de réponse tellement faible, lors du recensement de 2011, que le gouvernement avait décidé de ne pas publier les résultats.

« La vaste majorité des citoyens comprennent l'importance de ces données et veulent participer à l'exercice. »

— Navdeep Singh Bains

« Le gouvernement précédent était vraiment concentré sur une idéologie, a déploré M. Bains en ajoutant que le nouveau gouvernement entend travailler avec des faits et des données fiables.

« Nous voulons nous assurer de mettre en place de bonnes politiques sur la base de faits et de données de qualité. »

— Naveed Singh Bains

Les ministres ont insisté sur l'intérêt des Canadiens à remplir le questionnaire long, précisant que 94 % des citoyens contactés en 2006 avaient participé à l'exercice. La majorité des 6 % restants sont des personnes que Statistique Canada n'a pas réussi à contacter en raison d'un déménagement ou de situations particulières, ont précisé MM. Bains et Duclos.

Les deux ministres ont toutefois refusé de préciser quelles mesures coercitives seront implantées pour forcer les récalcitrants à remplir le formulaire. La précédente loi sur la statistique, qui obligeait les citoyens à remplir le questionnaire long, prévoyait, ultimement, une peine de prison pour les contrevenants.

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