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04/11/2015 11:32 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Yémen: l'Arabie saoudite optimiste sur la tenue de pourparlers

L'ambassadeur saoudien auprès des Nations unies, Abdallah al-Mouallimi, s'est dit optimiste mercredi sur la tenue de pourparlers entre les différentes parties en conflit au Yémen, qui doivent démarrer ce mois après des semaines de préparation.

L'émissaire de l'ONU au Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a oeuvré à la mise en place de ces discussions entre le gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite, et les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et qui ont pris le contrôle de la capitale Sanaa l'an dernier.

"Nous sommes optimistes. Nous avons bon espoir que ces pourparlers auront lieu", a déclaré l'ambassadeur saoudien Abdallah al-Mouallimi lors d'une rencontre avec des responsables yéménites aux Etats-Unis.

Selon l'ambassadeur, les rebelles Houthis qui avaient cherché à contourner des demandes de retrait des territoires conquis "sont récemment revenus en arrière" et sont prêts à négocier un retrait.

L'Arabie saoudite a lancé en mars une campagne de bombardements aériens contre les rebelles qui a durement touché la population civile.

La crise humanitaire au Yémen a été identifiée par l'ONU comme l'une des pires au monde, avec 80% des habitants au bord de la famine.

L'ambassadeur du Yémen à l'ONU, Khaled Alyemany, a affirmé que le programme des pourparlers allait être finalisé cette semaine et que l'émissaire de l'ONU pour le Yémen se rendrait à New York pour l'annoncer la semaine prochaine.

L'émissaire de l'ONU a récemment affirmé à l'AFP qu'il s'attendait à ce que les discussions démarrent entre le 10 et le 15 novembre.

Selon M. Alyemany, ces négociations porteront sur un retrait graduel de la capitale Sanaa et d'autres régions tenues par les Houthis. "C'est la vue d'ensemble, et c'est une vue d'ensemble positive", a-t-il estimé.

Une première proposition de l'ONU en juin sur des pourparlers avait échoué.

Les Houthis se sont emparés de Sanaa en septembre 2014 et ont pris le contrôle de plusieurs régions, aidés par des partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh.

En juillet, les forces loyalistes soutenues par une coalition militaire conduite par l'Arabie saoudite ont repoussé les rebelles dans cinq provinces du sud du pays et visent désormais la capitale.

Outre ce conflit, un cyclone inhabituel a frappé le Yémen cette semaine, provoquant inondations et dégâts.

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