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04/11/2015 05:27 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Présidentielle en Ouganda: les candidatures de Museveni et ses opposants enregistrées

La commission électorale ougandaise a validé les candidatures du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de trente ans, et de ses principaux opposants, Amama Mbabazi et Kizza Besigye, pour la présidentielle de 2016.

Les candidatures de MM. Museveni et Mbabazi ont été enregistrées mardi et celle de M. Besigye mercredi, au dernier jour de dépôt des dossiers, a annoncé la commission. Au moins trois autres petits candidats ont également été enregistrés.

Les principaux partis d'opposition ont assuré s'être mis d'accord pour désigner, le moment venu, un candidat unique à la présidentielle de février, à choisir entre MM. Mbabazi et M. Besigye.

M. Mbabazi a été Premier ministre de M. Museveni jusqu'en 2014, avant de tomber en disgrâce et de rejoindre l'opposition. Opposant historique et chef du Forum pour le Changement démocratique (FDC), M. Besigye a déjà été battu aux élections présidentielles de 2001, 2006 et 2011.

Fin septembre, des discussions entre les huit formations de l'Alliance démocratique (TDA) - la coalition des principaux partis d'opposition - avaient échoué, ne permettant pas de départager les deux principaux aspirants.

Mais MM. Besigye et Mbabazi ont réaffirmé la semaine dernière dans un communiqué commun s'être entendus sur le principe d'une candidature unique.

Après la validation de sa candidature, M. Mbabazi s'est dit persuadé que l'opposition pouvait l'emporter. "Nous avons devant nous l'élection la plus ouverte de notre histoire politique", a-t-il estimé, disant chercher "un changement de gouvernement par des moyens pacifiques".

Le dépôt des candidatures auprès de la commission électorale sonne le début officiel de la campagne.

Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, est le grand favori de la présidentielle. Son parti, le Mouvement national de Résistance (NRM), l'est tout autant pour les élections législatives, qui ont aussi lieu en février, en même temps que des scrutins locaux.

En juillet 2005, une réforme de la Constitution avait supprimé toute restriction sur le nombre de mandats pour le chef de l'Etat. M. Museveni avait ainsi été réélu en 2006 puis en 2011.

Ayant longtemps été des figures du parti au pouvoir, les chefs de l'opposition peinent à offrir une alternative convaincante, ainsi qu'à critiquer un système dont ils ont un temps bénéficié, voire qu'ils ont aidé à mettre en place.

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