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04/11/2015 09:12 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Pauline Marois défend le rapport Payette

Pauline Marois s'est portée à la défense de Dominique Payette qui a rendu public son rapport sur les médias de la ville de Québec. Quelques heures après son dévoilement, le rapport et son auteure se sont déjà attiré de nombreuses critiques.

Le rapport, Les médias à Québec, un enjeu capital, avait été commandé par l'ex-première ministre au lendemain de la défaite du Parti québécois en 2014. L'analyse devait se pencher sur la partisanerie politique de certains médias. Mais Dominique Payette conclut à un « régime de peur » créé par des radios d'opinions.

Le rapport décrit un acharnement de certaines radios à l'égard du Parti québécois. Il soutient aussi que certains groupes, tels que les assistés sociaux et les artistes, sont victimes du même traitement.

En entrevue avec Catherine Périn, Pauline Parois a justifié le choix de Dominique Payette pour mener l'étude en la décrivant comme une femme avec d'« expérience » avec une « grande crédibilité ».

Selon elle, le fait que Dominique Payette ait été candidate du Parti québécois en 2014 ne la place pas en conflit d'intérêt.

« Peu importe que ce soit une femme engagée au plan politique, il reste que sur le fond des choses [...] je crois qu'elle fait une démonstration qui à mon point de vue peut être qualifiée d'objective », explique Pauline Marois.

Pauline Marois comprend pourquoi certains remettent son choix en question, mais elle estime que le mandat a été rempli avec succès. « Ça n'enlève rien à la vérité qu'elle met en lumière, aux faits qu'elle met en lumière dans ce document », conclut-elle.

Réactions à l'Assemblée nationale

Le ministre libéral responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a réagi aux conclusions du rapport.

Selon lui, il n'existe pas de partisanerie qui favorise un parti plus que d'autres à Québec. Il estime avoir été lui-même visé par des critiques des radios d'opinion de Québec.

« Ce ne sont pas les opinions de tout le monde, mais c'est la liberté d'expression », dit le ministre.

Sam Hamad ne croit pas que les radios de Québec ont joué un rôle dans la défaite de 2014 du Parti québécois. « Le résultat des élections, ce n'était pas juste à Québec. Le résultat de l'élection du Parti québécois c'était à la grandeur du Québec. Ils ont perdu partout. »

Le ministre ne croit pas non plus, comme le souligne le rapport, que le gouvernement devrait légiférer les médias.

Selon Sam Hamad, les médias doivent rester libres tant que les journalistes et animateurs feront leur travail avec « respect et honnêteté ».