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04/11/2015 06:44 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Migrants : Tsipras en Turquie à la fin du mois

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé mercredi qu'il comptait se rendre en Turquie ce mois-ci pour s'entretenir du sujet des migrants, alors qu'il appelle à ce que celle-ci prenne en charge les enregistrements.

"Au nom de l'Union européenne j'aurai l'opportunité de discuter (...) des questions relatives à une coopération plus substantielle entre l'UE et la Turquie sur la question des réfugiés", a-t-il déclaré, indiquant que la visite aurait lieu à la mi-novembre.

La Grèce est désormais de loin la principale porte d'entrée des plus de 750.000 migrants entrés en Europe cette année, pour beaucoup des Syriens, fuyant leur pays en passant par la Turquie. Athènes souhaite ainsi que celle-ci s'implique davantage.

"Il est très important pour nous que cette procédure soit menée, tôt ou tard, et j'espère tôt, de l'autre côté de la mer Egée", a-t-il déclaré.

M. Tsipras avait accompagné jusqu'à l'avion mercredi six familles syriennes et irakiennes, soit trente personnes, qui seront accueillies par le Luxembourg dans le cadre d'un plan de relocalisation de 160.000 réfugiés dans des pays de l'UE. Mais seules 107 personnes en ont bénéficié depuis début octobre, les autres étant parties d'Italie vers la Suède et la Finlande.

Alors que des centaines de migrants ont péri en effectuant la traversée cette année, M. Tsipras a indiqué que son pays, bien que très faible économiquement, continuerait à accueillir, enregistrer et nourrir les personnes qui passent par son territoire -- très peu souhaitent y rester en raison du chômage qui frappe un quart de la population grecque -- malgré le coût "incalculable" de cette aide.

Il a assuré que la Grèce n'avait reçu que 5,9 millions d'euros de fonds européens depuis le début de cette crise.

"Imaginez combien nous devons dépenser chaque jour pour maintenir les garde-côtes, l'armée, la police et le personnel local en alerte 24 heures sur 24, et transporter, prodiguer les premiers soins et nourrir ces gens", a-t-il dit.

"Mais l'humanité n'a pas de prix, pas plus que de prendre dans ses bras un enfant qui se noie", a-t-il ajouté.

La Grèce espère pouvoir fournir un accueil temporaire à 20.000 personnes supplémentaires d'ici fin janvier, a-t-il ajouté.

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