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04/11/2015 03:42 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Les aides commencent à arriver au Yémen après le passage d'un cyclone

De l'aide humanitaire a commencé à arriver mercredi au Yémen après le passage du cyclone Chapala qui a fait des blessés et provoqué des dégâts de ce pays déjà meurtri par la guerre.

Le cyclone, marqué par des vents violents et de fortes pluies, a perdu en intensité après avoir frappé dans la nuit de lundi à mardi les côtes du sud-est du Yémen, provoquant des inondations et des dégâts.

Mais les vents ont fait lever de grosses vagues à Aden, la grande ville du Sud, qui ont rempli d'eau des rues de front de mer et provoqué le naufrage d'un bateau de pêche, selon son syndicat.

L'île yéménite de Socotra, à 350 km au large d'Aden, a été la plus touchée par le cyclone qui y a blessé des dizaines de personnes et détruit de nombreuses habitations.

Trois avions militaires omanais ont atterri dans cette île, chargés de 54 tonnes d'aide alimentaire et médicale, a rapporté l'agence Saba relevant du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.

Trois autres avions omanais devaient suivre jeudi, selon la même source.

Les Emirats arabes unis ont également envoyé à Socotra un avion chargé de 20 tonnes d'aides, dont des tentes et des couvertures, a rapporté l'agence officielle WAM.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait indiqué mardi avoir apporté des kits de soins pour un millier de personnes à Moukalla, dans le sud-est du Yémen, et fourni du carburant pour des hôpitaux et des ambulances dans la ville.

Citant des rapports préliminaires, l'agence de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires a indiqué que 40.000 personnes avaient été évacuées par mesure de précaution des zones côtières. Quelque 450 habitations ont été détruites par le cyclone dans ces zones, selon la même source.

Le cyclone est un nouveau coup dur pour le Yémen, théâtre d'un conflit depuis fin mars entre les forces gouvernementales épaulées par une coalition menée par l'Arabie saoudite, et les rebelles chiites Houthis soutenus par les unités de l'armée restées fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh.

Quelque 5.000 personnes ont été tuées et 25.000 blessées, dont de nombreux civils dans cette guerre, selon l'ONU.

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