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04/11/2015 06:51 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Le Vatican se défend après les révélations sur les finances du Saint-Siège

Le Vatican a jugé mercredi datées et partiales les révélations contenues dans deux livres très critiques à paraître jeudi sur l'état des finances du Saint-Siège.

Une grande partie des révélations de "L'avarice" du journaliste Emiliano Fittipladi et de "Chemin de croix" de son collègue Gianluigi Nuzzi, sont des "informations déjà connues, bien qu'avec moins d'ampleur et de détails", a indiqué le porte-parole du Saint-Siège, Federico Lombardi.

De plus, la plupart des documents cités sont précisément le fruit de la volonté de transparence du pape François en vue de réformer l'administration du Vatican, a-t-il assuré dans un communiqué.

Ces informations concernent un travail "désormais achevé", ayant débouché sur des décisions de réforme, qui sont "une réalité objective", a-t-il insisté.

Or, les révélations des deux livres donnent l'impression contraire, "malheureusement en bonne partie souhaitée", "du règne permanent de la confusion", a regretté le père Lombardi.

En outre, les deux livres ne révèlent selon lui qu'un aspect de la question, en particulier sur le denier de Saint-Pierre, versé une fois par an par les fidèles de chaque diocèse du monde, en général le 29 juin, pour l'action du pape en faveur des démunis et pour le Saint-Siège.

M. Nuzzi révèle que sur dix euros ainsi recueillis, seuls deux vont aux plus démunis, le reste allant au renflouement des caisses de la Curie - le gouvernement du Vatican - ou sur un compte bloqué.

"Les oeuvres de charité du pape envers les pauvres sont certainement une des finalités essentielles (du denier), mais ce n'est certainement pas l'intention des fidèles d'exclure que le pape puisse évaluer les urgences et la façon d'y répondre", a expliqué sur ce point le père Lombardi. Or, "le service du pape comprend aussi la curie romaine", a souligné le père Lombardi.

Pour lui, ces deux livres restent partiaux parce qu'ils ne rendent pas compte de l'engagement du pape et de ses collaborateurs pour changer l'Eglise. Or, "le chemin de la bonne administration et de la transparence se poursuit sans aucune incertitude", a-t-il assuré.

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