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04/11/2015 06:39 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Indemnisation pour une Suédoise faussement accusée de nécrophilie

L'État suédois a été condamné à indemniser une femme faussement accusée de nécrophilie, qui affirme que sa vie a été détruite par cette affaire très médiatisée, ont rapporté mercredi les médias locaux.

La Chancelière de la Justice, fonctionnaire qui règle les différends des administrés avec l'État, a condamné l'administration à payer 70.000 couronnes (près de 7.500 euros) à cette justiciable âgée de 39 ans aujourd'hui.

L'affaire avait éclaté avec l'interpellation en septembre 2012 de la "femme au squelette", comme la surnommait la presse, à son domicile où la police avait trouvé un squelette humain quasi complet ainsi que de nombreux autres ossements, dont six crânes au total.

Les médias avaient fait leur choux gras des images de ce squelette étalé sur le parquet d'un appartement de Göteborg, la deuxième ville du pays.

Les enquêteurs soupçonnaient alors une activité sexuelle avec ces ossements, ce qu'elle niait farouchement, faisant valoir une "curiosité pour l'ostéologie" qui l'avait poussée à acheter ces reliques humaines sur internet.

Deux mois plus tard, elle était reconnue coupable de "violation du repos des morts", et condamnée à une simple obligation de soins psychiatriques.

Mais elle faisait appel et, en octobre 2013, était relaxée, la cour d'appel estimant qu'il n'y avait aucune preuve qu'elle ait pu commettre le délit d'ouvrir une tombe.

Mercredi, la jeune femme a expliqué au site internet du quotidien Göteborgs-Posten que ces poursuites avaient entaché sa réputation à jamais.

"Maintenant on sait quelle valeur on donne à une vie en Suède. Je m'attendais à recevoir 70.000 mais je demandais 15 millions [de couronnes, soit 1,6 million d'euros] parce que c'est ce que j'estime que vaut ma vie", a-t-elle déclaré.

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