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04/11/2015 00:18 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Inde: la chercheuse qui accuse l'ex-chef du Giec de harcèlement démissionne

La chercheuse qui avait accusé l'ex-président du Giec, l'Indien Rajendra Pachauri, de harcèlement sexuel, a démissionné de son centre d'études de New Delhi, en affirmant y avoir été traitée "de la pire des manières possibles", rapporte mercredi la presse indienne.

Cette femme de 29 ans, dont le nom ne peut être dévoilé pour des raisons légales, travaillait pour The Energy and Resources Institute (TERI), le think-tank de New Delhi que dirigeait M. Pachauri, 75 ans.

En raison des accusations de la jeune femme, ce dernier avait démissionné en février de la présidence du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), organisme de l'ONU dont le rôle est crucial dans les négociations en vue de la conférence climat de Paris (COP 21).

"Votre organisation m'a traitée de la pire des manières possibles. TERI n'a pas soutenu mes intérêts en tant qu'employée, et ne les a en aucun cas protégés", a déclaré cette femme dans sa lettre de démission, selon l'agence Press Trust of India.

TERI "m'a abandonnée" en choisissant de protéger plutôt Pachauri, a-t-elle ajouté, en évoquant une enquête interne au centre d'études qui aurait pourtant étayé ses accusations.

M. Pachauri a également dû quitter TERI en juillet en raison du scandale.

La chercheuse affirme avoir été harcelée au travers de courriels, de SMS et de messages sur WhatsApp. M. Pachauri a rejeté ses accusations, en affirmant que ses emails et ses SMS avaient été piratés.

L'enquête de la police de Delhi est toujours en cours. M. Pachauri n'a pas été formellement inculpé.

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