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04/11/2015 03:53 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

France: perquisition chez J.-M. Le Pen pour soupçons de fraude fiscale (sources concordantes)

Une perquisition avait lieu mercredi au domicile en région parisienne de l'ex-leader de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, pour une enquête portant notamment sur des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale, ont annoncé à l'AFP des sources proches du dossier et judiciaire.

Cette enquête visant le cofondateur du Front National (FN), en rupture de ban avec son parti, avait été ouverte en juin par le parquet financier.

Elle porte sur des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale et d'omission de déclaration de patrimoine, à laquelle sont astreints les parlementaires, a précisé la source judiciaire.

Elle est consécutive à des signalements de la cellule antiblanchiment du ministère des Finances (Tracfin) sur un compte bancaire caché à l'étranger, et de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Fin avril, un site d'investigation en ligne, Mediapart, avait révélé le signalement de Tracfin évoquant un trust géré à Genève, dont l'ayant droit serait l'assistant personnel de Jean-Marie Le Pen.

Selon ce signalement, le fonds comprendrait un compte abondé à hauteur de 2,2 millions d'euros, dont 1,7 sous forme de lingots et de pièces d'or.

Jean-Marie Le Pen avait alors démenti toute implication dans un trust à l'étranger.

Dans son signalement, Tracfin mentionne l'existence d'un trust basé aux Iles vierges britanniques et géré à Genève pour le compte de l'assistant personnel de Jean-Marie Le Pen, selon une source proche du dossier interrogée par l'AFP.

Selon cette source, le compte aurait été clôturé en 2014 et les fonds transférés dans une banque aux Bahamas.

Le signalement de la HATVP sur la déclaration de patrimoine de 2014 de Jean-Marie Le Pen était aussi lié aux soupçons sur ce compte.

M. Le Pen avait admis en 2013 avoir détenu un compte en Suisse ouvert à l'UBS en 1981, une affaire déjà évoquée par le passé. Il avait alors parlé d'une opération d'emprunt pour sa société de disques de l'époque, la Serp.

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