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04/11/2015 04:44 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Deux médecins, dont un expert, poursuivent leur témoignage au procès Turcotte

SAINT-JÉRÔME, Qc — Le psychiatre Louis Morissette, qui a évalué Guy Turcotte, devrait poursuivre mercredi matin ses explications sur l'état mental de l'accusé le soir où il a donné 46 coups de couteau mortels à ses deux enfants.

L'expert, appelé à témoigner à la demande de la défense, est d'avis que l'accusé n'a pas tué ses enfants par colère ou pour se venger de sa femme qui le trompait avec un autre homme.

M. Morissette croit plutôt qu'il a sombré dans le désespoir le soir du 20 février 2009 et qu'il a été proie à une crise suicidaire qui l'a amené à boire du lave-glace pour s'enlever la vie. Avec le jugement perturbé et altéré qu'il avait ce soir-là, il aurait soudainement décidé de tuer ses enfants pour leur éviter la souffrance de retrouver son cadavre le lendemain, a-t-il détaillé dans la salle de cour, pour le bénéfice des 11 jurés qui décideront du sort de Guy Turcotte.

Celui-ci plaide la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.

Selon les deux experts de la défense, l'accusé souffrait le soir du drame d'un trouble de l'adaptation avec humeur dépressive et anxieuse.

Guy Turcotte est accusé du meurtre prémédité d'Olivier, qui avait alors cinq ans, et d'Anne-Sophie, âgée de trois ans en 2009.

Le médecin Pierre Marsolais, qui a soigné l'accusé au lendemain du double meurtre, devrait aussi poursuivre son témoignage mercredi.