NOUVELLES
04/11/2015 03:59 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Climat : les chiffres sous-évalués de la Chine sur le charbon ne changent pas la donne (Hollande)

Le président français François Hollande a assuré mercredi que la révision de chiffres gouvernementaux chinois révélant une sous-évaluation de la consommation de charbon ne modifiait pas l'engagement de Pékin à réduire ses émissions de gaz à effet de serre ni sa volonté d'un accord contraignant à Paris.

La Chine a massivement sous-évalué, pendant plus d'une décennie, sa consommation de charbon et a brûlé ces dernières années des centaines de millions de tonnes de plus qu'annoncé, selon une vaste révision de chiffres gouvernementaux qui pourrait compliquer la donne pour la COP21.

Ces nouvelles données du Bureau national des statistiques (BNS), sur lesquelles le New York Times a attiré l'attention, suggèrent donc que les émissions de gaz à effet de serre du pays dépassent ce qu'on pensait jusqu'ici.

Selon le président français, qui a convenu lundi avec son homologue Xi Jinping de chercher à obtenir à la COP21 un accord contraignant sur la lutte contre le réchauffement climatique, assorti d'une clause de révision sur les engagements des Etats, ces informations montrent d'abord que la Chine fait "un effort de transparence".

"Avant-hier, le président chinois a accepté le principe d'une clause de révision", a rappelé le président Hollande, ajoutant que la Chine s'était engagée à respecter une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre quelles que soient la production de ses émissions ces dernières années.

"La Chine doit respecter ce qu'elle a indiqué dans la contribution qu'elle nous a adressée (à Paris en juin, ndlr), c'est-à-dire que le pic (d'émissions de gaz à effet de serre) doit être atteint en 2030", a encore dit le président français.

Ces nouvelles données sur la consommation de charbon en Chine montrent surtout, selon M. Hollande, l'importance de la clause de révision : "cela va nous permettre d'être encore plus vigilants, encore plus contraignants", a plaidé M. Hollande, en visite en Corée du sud.

blb/at