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04/11/2015 05:17 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

C1 - Manchester City: et si c'était enfin la bonne?

Victime de parcours tortueux ces dernières années en Ligue des champions, Manchester City s'est qualifié cette saison en 8e de finale dès la 4e journée après sa victoire à Séville (3-1). Et si c'était enfin la bonne année pour le co-leader de Premier League?

Pour l'instant, c'est comme si les astres, longtemps cruels, s'étaient enfin rangé du côté des Citizens.

"Ce qui me vient en premier, c'est +enfin+!", a d'ailleurs reconnu le capitaine Vincent Kompany, survivant d'un passé moins glamour à Manchester. "Se qualifier à deux matches de la fin, c'est une performance incroyable. C'est probablement notre meilleur match européen".

Après trois mois de compétition, son équipe caracole en effet en tête du championnat à égalité avec Arsenal avec 25 points et, en Europe, elle est la seule avec le prestigieux Real Madrid à pouvoir déjà regarder la suite.

Avec neuf points dans le groupe D, les Anglais devancent la Juventus d'une longueur tandis que Séville (3) et Mönchengladbach (2) sont décrochés.

Jusque-là, la maigre histoire de City avec la C1 fait pourtant état de deux éliminations en poule puis deux autres en 8e de finale face à Barcelone.

"Il faut maintenant essayer de finir 1er. C'est important car on n'a pas toujours été très chanceux avec le tirage au sort par le passé", a poursuivi Kompany, lucide.

Il faudra pour cela bien négocier le prochain duel, un déplacement à Turin le 25 novembre, quatre jours après la réception de Liverpool en championnat.

- coup de pouce du destin -

Après avoir perdu à l'aller, les coéquipiers de Touré seront sûrement revanchards. D'autant qu'ils se rappellent avoir arraché à Rome la qualification il y a un an...

Le Manchester City actuel n'a donc plus rien à voir avec celui de la fin de saison, à la dérive avec un effectif pléthorique mal géré et vieillissant, ni même avec celui de la fin septembre qui semblait au bord de la rupture après trois défaites en quatre matches.

Entré dans la dernière année d'un contrat qu'il a traversé avec l'ombre envahissante de Pep Guardiola, Manuel Pellegrini semble comme libéré de la pression mise par des dirigeants aussi exigeants qu'impatients.

C'était oublier un peu vite que le club, alors qu'il végétait, a connu au moment de son rachat en 2008 une brusque crise de croissance qu'il finit peut-être seulement de digérer.

Depuis la dernière secousse, City a aligné cinq victoires et un nul méritant, un 0-0 dans le derby à Old Trafford.

Sans Agüero, l'équipe a gardé son fil conducteur et vu Sterling ou Bony inscrire à Séville leur 1er but en C1.

Avec la pépite anglaise et le renfort coûteux de de Bruyne, l'effectif a notamment été réoxygéné cet été. Ce qui permet de pallier avantageusement l'absence de Silva ou le déclin de Nasri.

Mardi, Pellegrini s'est même offert le luxe de laisser de Bruyne sur le banc pour déroger à son sacro-saint 4-2-3-1. En acceptant enfin de muscler son milieu, ce qui lui a longtemps été reproché, le Chilien montre ainsi qu'à 62 ans il est toujours capable de s'adapter aux contraintes du haut niveau.

Sur le papier, son groupe actuel a largement de quoi être au rendez-vous des quarts de finale pour la 1re fois dans l'histoire du club. En revanche, pour aller au delà, il lui faudra sûrement en montrer plus au printemps car des doutes accompagnent toujours le rendement de sa défense.

Toujours est-il que, pour l'instant, City semble également bénéficier du petit coup de pouce du destin quand il en a besoin, comme le rappellent ses deux buts dans les arrêts de jeu à Mönchengladbach (2-1) et contre Séville à l'aller (2-1).

Pour aller loin, un peu de chance n'a jamais fait de mal.

cd/kn/jcp