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04/11/2015 06:30 EST | Actualisé 04/11/2016 01:12 EDT

Aucune coopération entre l'Iran et les Etats-Unis sur la Syrie (responsable iranien)

L'Iran refuse toute coopération avec les Etats-Unis sur la Syrie, a déclaré mercredi Ali Akbar Velayati, le conseiller pour les affaires internationales du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

"L'Iran n'a et n'aura aucune coopération directe ou indirecte avec les Etats-Unis" sur la Syrie, a déclaré M. Velayati, interrogé sur des rumeurs d'une telle coopération, selon l'agence officielle Irna.

Téhéran n'acceptera de solution à la crise syrienne que lorsqu'elle "aura été approuvée par la Syrie" elle-même, a-t-il ajouté en recevant à Téhéran le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, selon l'agence.

"La République islamique a été le seul pays qui a défendu la Syrie depuis le début de la crise. Ensuite (...) l'Irak, le Hezbollah (libanais) et la Russie l'ont rejointe", a-t-il dit, ajoutant: "Aujourd'hui, ce groupement a la haute main dans la région car il lutte dans les faits contre le terrorisme".

M. Moqdad s'est félicité de son côté des "victoires importantes" de l'armée syrienne ces derniers jours "sur différents fronts", faisant état d'"une grande aide de l'Iran pour lutter contre le terrorisme", d'un "rôle important des forces du Hezbollah et un soutien important des forces russes".

L'Iran est le principal soutien régional du régime syrien et appuie les frappes menées par la Russie contre les groupes armés hostiles au régime. Il fournit une aide financière et militaire importante à Damas et a considérablement augmenté le nombre de ses conseillers militaires sur le terrain.

Les Etats-Unis, à la tête d'une coalition frappant les jihadistes en Syrie et en Irak, sont eux opposés au régime de Bachar al-Assad.

Dix-sept pays, dont la Russie, les Etats-Unis et l'Iran, se sont réunis vendredi à Vienne pour examiner les possibilités d'un règlement politique du conflit qui fait rage en Syrie depuis plus de quatre ans et a fait plus de 250.000 morts.

La conférence a appelé "l'ONU à réunir des représentants du gouvernement et de l'opposition syrienne pour un processus politique conduisant à une transition crédible, inclusive et non sectaire suivie par une nouvelle constitution et des élections".

Les pourparlers ont cependant achoppé sur de nombreux points dont le principal est le sort de M. Assad.

"Le peuple syrien doit déterminer son avenir lui-même et rien ne doit lui être imposé" de l'extérieur, a déclaré pour sa part le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, qui a également reçu M. Moqdad, selon Irna.

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