Rencontre avec Samantha-Tara Mainville, une chapelière nouveau genre

C’est dans un coin d’atelier minuscule au cœur du Mile-Ex, à Montréal, que Samantha-Tara Mainville fabrique les chapeaux de sa marque, Heirloom.

« J’ai toujours fait plein de choses, j’ai fait un peu de bijoux, fait un peu de vêtement et j’ai commencé à me demander comme faire des chapeaux, alors je me suis mise à chercher sur Internet », raconte la chapelière.

Pratiquement autodidacte, elle a réussi à acquérir du savoir non seulement grâce à une formation spécialisée express, mais aussi à son besoin d’en apprendre plus. « J’ai appris toute seule, j’ai fait beaucoup de recherche sur Internet, j’ai pris d’autres cours qu’il y avait en ligne, c’est ce qui m’a amenée à connaître mes affaires », explique-t-elle.

La persévérance avant tout

Elle n’a pas compté les heures pour réussir à peaufiner son art. « Je me suis pratiquée chez moi à perte, j’ai tellement dépensé d’argent sur du matériel à faire des essais erreurs », admet celle qui conserve un emploi de technicienne de laboratoire en pharmacie trois jours par semaine en plus de la chapellerie. Son métier l'a d'ailleurs inspirée à nommer ses chapeaux avec des noms inspirés du domaine de la médecine et de la pharmacie. Le modèle Amygdala et le Synapse en sont des exemples probants.

Si elle est nouvelle en affaires, sa fibre entrepreneuriale ne date pas d’hier. « J’ai toujours voulu avoir ma compagnie de quelque chose, mais je ne savais pas encore de quoi, confie Mainville. Mais ça devait être quelque chose de créatif, parce que je suis super créative. »

Un art unique

Au Québec, peu de personnes pratiquent la chapellerie comme l’artiste le fait. Seule de A à Z, elle a voulu injecter la notion d’héritage à ses collections. « Je voulais quelque chose que les gens allaient garder et pourraient se passer d’une génération à une autre, c’est un peu ça la philosophie derrière le nom », affirme la designer derrière Heirloom.

La patience est de mise dans la création de chapeaux. Ses créations faites sur mesure pour les têtes de ses clients lui prennent entre sept et huit heures. « Le tout est étalé sur trois jours, au final », résume-t-elle.

Entre le temps de séchage des feutres et le moulage, la création de nouveaux modèles et la rencontre de clients, Samantha-Tara Mainville a peu de temps pour souffler.

Pour le futur, la designer espère commencer à vendre en boutique et n'a pas peur de rêver. «Éventuellement, j'adorerais avoir ma propre maison de chapeaux. »

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