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03/11/2015 03:51 EST | Actualisé 03/11/2016 01:12 EDT

Londres conditionne le maintien dans l'UE à un régime spécial pour les pays hors euro

Les Britanniques "ne veulent pas faire partie d'une Union européenne toujours plus intégrée", a martelé mardi à Berlin leur grand argentier George Osborne, venu réclamer une protection spéciale des pays de l'UE qui veulent rester hors de la monnaie unique.

Ceux-ci ne doivent notamment pas être appelés à la caisse pour le soutien de leurs partenaires membres de l'euro, a insisté le ministre, en faisant référence à l'aide consentie par ses partenaires à la Grèce. Et la participation à des mécanismes d'intégration toujours plus poussée, par exemple l'union bancaire en cours de constitution, doit rester "volontaire", a-t-il plaidé.

Le Premier ministre David Cameron, réélu cette année entre autres sur la promesse d'un référendum sur la question de l'appartenance à l'UE, doit détailler "début novembre", c'est-à-dire très prochainement, le catalogue des conditions posées par Londres à un maintien dans l'Union.

Son ministre est venu en éclaireur exposer ces revendications à Berlin, où il a rencontré lundi soir son homologue Wolfgang Schäuble, avant de prononcer mardi un discours au congrès de la fédération de l'industrie allemande BDI.

"Nous voulons que le Royaume-Uni reste dans l'UE, mais il faut que cela soit une UE qui fonctionne mieux", a argué M. Osborne, et notamment qui assure que "les pays (au nombre de neuf actuellement, ndlr) qui ne sont pas dans la zone euro ne soient pas systématiquement désavantagés" par rapport aux dix-neuf pays du bloc monétaire.

Pour cela, un accord formel devrait mettre sur le papier "la reconnaissance du fait que l'UE a plusieurs monnaies" et le principe de non-discrimination, notamment des entreprises, sur cette base.

La zone euro pourrait quant à elle avancer vers l'intégration plus poussée qu'elle ambitionne sans que Londres lui mette des bâtons dans les roues. "Vous avez une zone euro qui marche mieux, nous avons la garantie que rien ne nous est imposé", a-t-il résumé les termes du marché.

S'exprimant avant M. Osborne à la même manifestation, la chancelière a estimé que "le Royaume-Uni devait rester membre de l'UE", tout en reconnaissant que "les Britanniques devaient décider" de cela tout seuls.

Mais de son côté elle a "assuré" que "les revendications légitimes" de Londres, celles qui visent à préserver la compétitivité par exemple, trouveraient une oreille attentive à Berlin.

"Nous allons apporter notre contribution là où nous le pouvons" pour éviter le "Brexit", a-t-elle conclu, "le reste c'est aux Britanniques d'en décider et j'espère sincèrement qu'ils le feront d'une manière qui renforcera l'Europe dans son ensemble".

mtr/maj/ros

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