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03/11/2015 01:54 EST | Actualisé 03/11/2016 01:12 EDT

Kerry évoque la sécurité à la frontière avec l'Afghanistan avec les présidents tadjik et turkmène

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est rendu mardi au Tadjikistan et au Turkménistan, dernières étapes de sa tournée diplomatique en Asie centrale, pour discuter dans les deux pays de leur instable frontière avec l'Afghanistan.

Parti d'Astana et arrivé sous une pluie battante à Douchanbé mardi matin, John Kerry a rencontré le président tadjik Emomali Rakhmon, au pouvoir de cette ancienne république soviétique depuis 1992.

Les Etats-Unis sont prêts à s'impliquer davantage pour renforcer la sécurité du Tadjikistan, a affirmé M. Kerry. Washington est "profondément préoccupé par la sécurité en Afghanistan et à la frontière, par la lutte contre les stupéfiants et le terrorisme", a-t-il ajouté.

Le Tadjikistan partage 1.300 kilomètres de frontière avec l'Afghanistan, ce qui représente "de très sérieux défis sécuritaires", selon M. Kerry.

"Les Etats-Unis continuent de soutenir un Tadjikistan souverain, sûr et prospère", a ajouté le secrétaire d'Etat, appelant à un renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur de la sécurité.

Pour l'instant, "je pense qu'il est juste de dire que notre coopération en matière de sécurité avec le Tadjikistan est équivalente à celle établie avec les autres pays dans la région", a-t-il précisé.

Le secrétaire d'Etat américain s'est dans la foulée rendu au Turkménistan, où il a atterri mardi en milieu d'après-midi.

Sitôt arrivée dans ce pays riche en hydrocarbures qui partage également des frontières avec l'Afghanistan, John Kerry a rencontré son président Gourbangouli Berdimoukhamedov, avec qui il a échangé une chaleureuse poignée de main.

Achkhabad est la dernière étape de la tournée diplomatique de M. Kerry dans les cinq ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, qui s'inquiètent du retrait programmé - même s'il est retardé - des troupes américaines d'Afghanistan.

Ces cinq pays s'inquiètent par ailleurs de l'influence grandissante de l'organisation Etat islamique (EI) dans la région, une crainte dont Washington se fait l'écho.

Entre 2.000 et 4.000 personnes originaires d'Asie centrale ont rejoint les rangs de l'EI, selon le cercle de réflexion International Crisis Group.

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