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03/11/2015 03:52 EST | Actualisé 03/11/2016 01:12 EDT

Gabriel aux réfugiés: "l'Allemagne n'est pas un pays facile"

"L'Allemagne n'est pas un pays facile", a lancé mardi le vice-chancelier Sigmar Gabriel à l'intention des réfugiés qui affluent vers le pays, tout en répétant la détermination du gouvernement à les accueillir et les intégrer.

"L'Allemagne n'est pas n'importe quel pays", elle est "forte" et à ce titre tout à fait en mesure d'accueillir les candidats à l'asile qui s'y précipitent actuellement par centaines de milliers, a déclaré le numéro deux du gouvernement d'Angela Merkel, également ministre de l'Economie, lors d'un congrès de l'industrie allemande.

"Mais l'Allemagne n'est pas non plus un pays facile", a-t-il ajouté à l'intention des nouveaux arrivants, "on ne devient pas champion du monde des exportations sans une culture du travail relativement contraignante".

"Tout ce qu'il faut savoir" pour s'intégrer à la société allemande et en comprendre les valeurs "est résumé dans les 20 premiers articles de notre Constitution, mais on ne devient pas un expert de la constitution en passant la frontière", a-t-il ajouté.

Il a appelé les Allemands d'origine étrangère, héritiers de vagues précédentes d'immigration, à jouer les intermédiaires et expliquer le pays aux nouveaux venus.

L'Allemagne, où environ un cinquième de la population est d'origine étrangère, a accueilli beaucoup de travailleurs immigrés dans les années 60 et 70, de ressortissants de l'ex-Yougoslavie dans les années 90 et d'ex-citoyens d'URSS.

La première économie européenne attend cette année au moins 800.000 nouveaux demandeurs d'asile, et Mme Merkel leur a ouvert grand les bras.

Elle s'est attirée les louanges du reste du monde - "le reste du monde est impressionné par votre générosité et votre hospitalité", a déclaré à l'intention des Allemands le ministre britannique des Finances George Osborne à la même manifestation d'industriels - mais les doutes et les réserves enflent dans son propre pays.

M. Gabriel a appelé au bon équilibre entre "la confiance" et "le réalisme" sur la question, et assuré qu'il serait "stupide" de ne pas tenter d'intégrer les réfugiés sur le marché du travail, dans une Allemagne que guette une grave pénurie de main d'oeuvre du fait d'une population inexorablement vieillissante.

mtr/maj/at

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