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03/11/2015 06:19 EST | Actualisé 03/11/2016 01:12 EDT

Des migrants protestent sur une base britannique à Chypre (militaires)

Des autorités militaires britanniques ont confirmé mardi que des troubles avaient eu lieu sur une base militaire britannique à Chypre où sont logés les 114 migrants qui avaient rejoint le mois dernier l'île méditerranéenne.

"Nous sommes au courant de quelques incidents mais nous n'entrerons pas dans des détails", a indiqué à l'AFP le porte-parole des forces britanniques à Chypre, Tully Sean.

"Un feu a incendié deux tentes mais les pompiers l'ont éteint", a-t-il précisé faisant référence à un incident lundi.

Ces affirmations interviennent suite à des vidéos et enregistrements audios obtenus par le quotidien britannique The Guardian, montrant des migrants qui protestent au milieu de scènes de chaos sur la base britannique et qui se plaignent d'être "traités comme des animaux".

Selon M. Tully, les migrants sont frustrés à cause de l'incertitude qui plane sur leur avenir.

"Leur perception est que les choses ne bougent pas aussi rapidement qu'ils ne le souhaiteraient".

Les 114 migrants ont débarqué le 21 octobre sur la base britannique d'Akrotiri près de la ville côtière de Limassol (sud), depuis laquelle des avions britanniques décollent pour des missions contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak.

Ils ont été déplacés la semaine dernière vers Dhekelia, une autre base militaire britannique à Larnaca.

M. Tully a indiqué qu'une "poignée" d'entre eux avait demandé l'asile auprès des autorités chypriotes mais que la majorité ne souhaitait pas faire sa demande d'asile à Chypre.

"L'avenir de ceux qui ne demandent pas l'asile est incertain. Ils pourraient être rapatriés (vers leurs pays), la base souveraine britannique s'en chargera", a-t-il dit.

Les autorités britanniques sont toutefois très fermes. Leurs bases à Chypre "ne sont pas une voie par laquelle des personnes peuvent rejoindre la Grande-Bretagne. Ceci n'arrivera pas".

Le ministre britannique de la Défense avait affirmé que les migrants -- dont 28 enfants et 19 femmes-- devaient être remis aux autorités chypriotes, selon un accord de 2003 les enjoignant à "assumer la responsabilité dans de telles circonstances".

"Nous sommes continuellement en contact, il n'y a pas d'animosité ou de désaccord avec les autorités chypriotes", a dit M. Tully.

Le sort de migrants, arrivés sur une base britannique de Chypre avant la signature de cet accord, est toujours dans un flou légal.

En 1998, 75 migrants, pour la plupart des Kurdes d'Irak et de Syrie, avaient atteint la base d'Akrotiri en bateau. Transférés ensuite vers Dhekelia, certains y vivent encore, après que leurs demandes d'asile répétées auprès des autorités britanniques eurent été rejetées.

cc/mer

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