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03/11/2015 05:29 EST | Actualisé 03/11/2016 01:12 EDT

Athènes commence mercredi la répartition des réfugiés dans le reste de l'UE

La Grèce doit commencer mercredi à mettre en oeuvre la procédure de répartition dans le reste de l'UE des réfugiés arrivés sur son territoire, en majorité des Syriens et des Irakiens, conformément aux accords conclus, a indiqué mardi le gouvernement.

Le Premier ministre Alexis Tsipras se rendra à l'aéroport de la capitale vers 04H30 GMT pour rencontrer les trente premiers réfugiés, qui doivent quitter Athènes à destination du Luxembourg, selon ses services.

Seront également présents à l'aéroport le commissaire européen à l'Immigration, le Grec Dimitris Avramopoulos, le président du Parlement européen Martin Schulz et le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, selon un communiqué de la Commission.

En vertu du plan de "relocalisation" décidé par l'UE, au total près de 160.000 migrants, dont 66.000 entrés par la Grèce, vont être répartis dans les pays membres de l'Union à partir de "hotspots", des centres où ils sont identifiés et enregistrés à leur arrivée en Italie et en Grèce.

Après le départ de ces premiers réfugiés, M. Schulz doit s'entretenir avec Alexis Tsipras à Athènes du dossier des réfugiés, avant une visite prévue jeudi des deux hommes sur l'île grecque de Lesbos en mer Egée, où arrivent quotidiennement des milliers de migrants en provenance des côtes proches turques.

Au moins 80 réfugiés, dont de nombreux enfants, ont péri la semaine dernière au large de Lesbos et d'autres îles grecques dans plusieurs naufrages en raison surtout de mauvaises conditions météorologiques.

Malgré parfois des vents violents, les réfugiés continuent de venir par milliers en Grèce, d'où ils espèrent gagner les pays de l'Europe du nord, craignant la fermeture en cours des frontières européennes.

Certains pays membres de l'UE, comme la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie ou la Pologne, ont déjà exprimé leur opposition au système européen de "relocalisation" tandis que les partis conservateurs de l'Union européenne, réunis récemment à Madrid, ont appelé au renforcement des frontières extérieures de l'Europe.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a appelé la semaine dernière les pays membres à appliquer le programme de "relocalisation" et à "faire mieux car nous risquons de ne pas être à la hauteur".

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