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03/11/2015 08:21 EST | Actualisé 03/11/2015 10:44 EST

États-Unis: amende record de 200 millions de dollars contre Takata pour ses coussins gonflables défectueux

Bloomberg via Getty Images
Shigehisa Takada, chairman and president of Takata Corp., pauses during a news conference in Tokyo, Japan, on Thursday, June 25, 2015. Takada made his first public apology for the eight deaths and hundreds of injuries related to the company's air bags dating back more than a decade. Photographer: Kiyoshi Ota/Bloomberg via Getty Images

L'action de l'équipementier automobile japonais Takata chutait de près de 10% mercredi matin à la Bourse de Tokyo après l'annonce d'une amende civile record de 200 millions de dollars aux Etats-Unis dans l'affaire des airbags défectueux.

En milieu de matinée, le titre tombait à 1.243 yens, soit un recul de 9,5% par rapport à son cours de lundi à la clôture (mardi était férié au Japon).

Le groupe a confirmé être parvenu à un arrangement avec l'agence fédérale américaine de la sécurité routière (NHTSA).

Dans le cadre de cet accord, Takata "a accepté de payer une amende civile de 70 millions de dollars (8,5 milliards de yens)" et "de 130 millions de dollars supplémentaires s'il ne respecte pas certains engagements".

En conséquence, il "prévoit d'enregistrer une charge exceptionnelle d'environ 8,5 milliards de yens au second trimestre de l'exercice qui sera clos le 31 mars 2016", a-t-il indiqué dans un communiqué.

"L'impact sur les résultats du deuxième trimestre et de l'ensemble de l'exercice est en cours d'évaluation", a ajouté l'équipementier nippon qui prévoit pour l'heure de revenir dans le vert cette année.

Takata est au coeur d'un vaste scandale en raison de certains de ses airbags qui explosent même en cas de collision mineure, projetant alors des fragments de métal et de plastique sur le conducteur ou le passager.

Ce défaut aurait provoqué 8 décès dans le monde, dont 7 aux Etats-Unis, et fait des centaines de blessés, tandis que des dizaines de millions de véhicules de plusieurs constructeurs - Honda, Toyota, General Motors... -, ont dû être convoqués au garage.

Selon les autorités américaines, Takata a admis qu'il était "informé d'un défaut" et qu'il avait manqué à son obligation d'ordonner des rappels "en temps utile".

L'équipementier s'est engagé à ne plus utiliser, d'ici à la fin 2018, de nitrate d'ammonium dans la fabrication de ses airbags, un gaz qui est "soupçonné d'être un des facteurs" à l'origine des explosions, même si la cause exacte reste inconnue.

Le PDG de Takata, Shigehisa Takada, a fait part de ses "profonds regrets". "Cet accord est une étape importante qui va nous permettre de nous concentrer sur la reconquête de la confiance des constructeurs automobiles, des régulateurs et du public", a-t-il déclaré, cité dans le communiqué.

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