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02/11/2015 03:45 EST | Actualisé 02/11/2016 05:12 EDT

France: une mère en appelle à l'État après l'enlèvement de sa fille par son ex-mari djihadiste présumé

Anadolu Agency via Getty Images
ALEPPO, SYRIA: A file photo taken by AA photojournalist Saleh Mahmoud Laila shows Aleppo after a bomb attack of The Islamic Front against Syrian regime forces in Aleppo, Syria. Anadolu Agency photojournalist Saleh Mahmoud Laila (27) was killed in a suicide car bomb attack carried out by Daesh in the opposition-held town of Hraytan, north of Aleppo, Syria on Thursday, October 08, 2015. Syria is considered one of the deadliest countries for journalists, with at least 84 reporters killed since the conflict began in 2011, according to the Committee to Protect Journalists. (Photo by Saleh Mahmoud Laila/Anadolu Agency/Getty Images)

Une mère de 35 ans a lancé lundi un appel "à l'Etat français et aux autorités compétentes", après l'enlèvement présumé de sa fille de trois ans par son ex-mari, craignant qu'il soit parti faire le djihad en Syrie.

":Ça va être le combat de ma vie, je remuerai ciel et terre pour la retrouver, mais je vais avoir besoin d'aide", a déclaré Magalie Laurent, une habitante de la région parisienne, lors d'une conférence de presse organisée à Lille par son avocat, Me Frank Berton.

Son ex-mari, un Franco-Tunisien de 36 ans, a emmené le 20 octobre leur petite fille, Lila, pour des vacances en Tunisie et ne l'a pas ramenée le 27 octobre, jour où ils devaient être de retour en France.

Au contraire, Mme Laurent a raconté avoir reçu ce jour là un appel téléphonique de la soeur de son ex-mari "disant qu'ils étaient en Turquie et qu'ils ne reviendraient pas". "Je suis persuadée à 1000% que son plan est d'aller en Syrie", a-t-elle expliqué, en larmes.

Le couple s'était rencontré lors de vacances en Tunisie en 2007. Après un mariage civil et la naissance de leur fille, tout a basculé au début de l'année 2014 avec le licenciement du mari, pour faute grave, de son poste de chef de réception d'un grand hôtel parisien.

"Il a eu des activités illégales et quand je l'ai appris, pour moi c'était fini", a dit Mme Laurent, précisant qu'ils avaient divorcé fin 2014.

"Physiquement, il avait la barbe, mettait la djellaba, ne travaillait pas et passait ses journées à la mosquée. Il avait fait le pèlerinage à La Mecque, avait des propos extrêmes, cautionnant (l'attentat de janvier contre le journal satirique) Charlie Hebdo", a raconté Mme Laurent.

La garde de l'enfant se passait toutefois bien entre les deux parents. "Il était un bon papa", a-t-elle relevé.

L'avocat de Magali Laurent a émis l'espoir que l'affaire soit confiée à des magistrats anti-terroristes spécialisés. "Maintenant il faut que les moyens de l'Etat se mettent en mouvement, le Quai d'Orsay, les Affaires étrangères, bien évidemment, avec les contacts en Turquie mais aussi peut-être en Syrie, et surtout le président de la République et le Premier ministre", a dit Me Berton.

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