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31/10/2015 08:25 EDT | Actualisé 31/10/2016 01:12 EDT

Syrie: Kerry n'exclut pas de nouveaux déploiements de forces spéciales en Syrie

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est refusé samedi à exclure une augmentation du nombre de membres des forces spéciales américaines appelés à être déployés en Syrie pour lutter contre le groupe Etat islamique au delà de la cinquantaine annoncée la veille.

"Je ne peux pas prédire ce que l'avenir nous réservera alors que notre politique est de détruire Daech (acronyme arabe de l'EI), de lutter contre ce mal", a déclaré le chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse à Bichkek, la capitale du Kirghizstan où il entamait une visite dans les cinq pays d'Asie centrale.

M. Kerry répondait à un journaliste qui lui demandait s'il pouvait exclure une hausse du nombre de forces spéciales américaines en Syrie au delà du petit contingent (moins de 50) annoncé vendredi. Ce déploiement inédit sur le terrain, décidé par le président Barack Obama, vise à contribuer à l'effort de guerre contre le groupe Etat islamique (EI), avait expliqué alors un responsable américain à l'AFP.

"Ce n'est pas une décision qui consiste à prendre part à la guerre civile en Syrie. Ce n'est pas une décision ou un choix visant" le président syrien Bachar al-Assad, a insisté John Kerry.

"Elle vise exclusivement Daech et à renforcer notre capacité à à pouvoir attaquer plus rapidement Daech", a-t-il ajouté.

En plus de ce déploiement, annoncé au moment où des pourparlers étaient en cours à Vienne concernant la Syrie, des avions d'attaque au sol A-10 et de chasseurs F-15 doivent être acheminés sur une base aérienne turque voisine, afin d'accroître les capacités américaines de lutte contre les groupes extrémistes radicaux.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a désapprouvé vendredi cette décision, rappelant qu'"une opération militaire -que ce soit dans les airs ou au sol - a besoin du consentement des gouvernements concernés et du conseil de sécurité de l'ONU.

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