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31/10/2015 10:31 EDT | Actualisé 31/10/2016 01:12 EDT

Clap de fin pour l'Expo-2015 à Milan, rendez-vous à Astana en 2017

L'Exposition universelle de Milan, consacrée à l'alimentation avec le thème "Nourrir la planète, énergie pour la vie", a fermé ses portes officiellement samedi soir, après avoir accueilli plus de 20 millions de visiteurs pendant 184 jours.

"Ce fut beau d'y croire, merci à tous et vive l'Italie", a salué à la mi-journée dans un tweet le Premier ministre italien Matteo Renzi, en disant "ciao" à l'Expo, dont la prochaine édition (plus réduite) se tiendra à Astana au Kazakhstan en 2017.

Devant un parterre de plusieurs centaines de personnes, le président de la République, Sergio Mattarella, a officiellement clos l'Expo-2015 en fin d'après-midi lors d'une cérémonie en plein air, au cours de laquelle un choeur de 200 enfants a entonné l'air du "Va pensiero" du Nabucco de Verdi.

"Aujourd'hui, nous pouvons vraiment dire +mission accomplie+", a déclaré le ministre italien de l'Agriculture, Maurizio Martina, tandis que M. Mattarella a salué une "Italie qui gagne", avant que ce ne soit tiré un grand feu d'artifice.

"Quelque 21,5 millions de billets ont été vendus au total", dont 6,5 millions à des étrangers, a précisé pour sa part le commissaire spécial Giuseppe Sala, qui a félicité "l'esprit civique" des Italiens, de bon augure pour l'"avenir du pays".

Après une préparation marquée par des scandales de corruption et des retards, un départ poussif assombri par des protestations entachées de violences des opposants, l'Expo a vu sa cote s'améliorer au fil des mois, au point de terminer sur un véritable sprint de visiteurs.

L'affluence a grimpé en flèche au cours des dernières semaines, provoquant certains jours des pics d'attente de plus de cinq heures devant les pavillons les plus réputés comme celui du Japon, de l'Italie ou du Kazakhstan.

L'Expo a également rapporté gros à l'Italie: à court terme, le pays devrait en retirer un gain de PIB de 0,1 point pour l'année 2015 et des recettes touristiques de quelque 6 milliards d'euros, selon une étude.

Cependant, ce tableau n'est pas tout rose: que faire du site d'une superficie d'un million de m2 situé en banlieue de Milan ? Et surtout comment gérer l'après-Expo pour les milliers d'entreprises dont les finances ont été dopées par l'évènement ?

Une fois les infrastructures démantelées, devrait naître une "cité de la recherche et de l'innovation", avec le transfert prévu de plusieurs facultés scientifiques de l'Université de Milan et d'incubateurs d'entreprise.

Quant au "message" délivré par l'Expo sous la forme d'une "Charte de Milan" signée par un million et demi de personnes, il a relativement déçu.

Si les enfants ont en général apprécié les installations, leurs parents ont cependant jugé superficiels, voire trop commerciaux, les contenus présentés, souvent marqués du sceau des multinationales marraines de l'évènement, ou de pays peu regardants en matière d'environnement.

bur-lrb/st