NOUVELLES
31/10/2015 13:17 EDT | Actualisé 31/10/2016 01:12 EDT

Banques grecques: le manque à gagner est moins important qu'anticipé

FRANCFORT — La Banque centrale européenne (BCE) affirme que les banques grecques en difficulté ont besoin de sommes additionnelles de 14,4 milliards d'euros (environ 20,7 milliards $ CAN) pour se remettre sur pieds et reprendre leurs activités courantes.

Les chiffres annoncés samedi sont le résultat d'un examen par la BCE de la situation des quatre principales banques de la Grèce à la suite d'un accord en août sur le troisième plan de sauvetage du pays de 86 milliards d'euros (environ 123,8 milliards $ CAN) de la part d'autres gouvernements de la zone euro.

Cet examen est une étape importante en vue de mettre fin aux restrictions de retraits et transferts de la part de clients des banques qui continuent de plomber les affaires en Grèce, alors que l'économie peine à reprendre un élan.

Les grandes banques doivent désormais soumettre des plans pour recueillir l'argent devant augmenter leur marge de manoeuvre contre de futurs pertes et crises financières. Une partie du capital pourrait provenir d'investisseurs privés; le restant viendrait des fonds de sauvetage.

Le manque à gagner évalué par la BCE est moindre que ce qui avait été craint. Le plan de sauvetage avait proposé jusqu'à 25 milliards d'euros (environ 36 milliards $ CAN) pour soutenir les banques.

La Grèce tente de relancer les banques d'ici la fin de l'année, avant l'entrée en vigueur de nouvelles règles du plan européen qui exigeraient que les déposants comptant plus de 100 000 euros (environ 144 000 $) contribuent au sauvetage. Cela risquerait de faire mal aux clients importants comme les petites et moyennes entreprises, qui ont déjà suffisamment de problèmes.

Un projet de loi autorisant la recapitalisation des banques a été adopté au Parlement grec, samedi.