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27/10/2015 11:24 EDT

Femmes autochtones abusées: ll n'y a pas de crise à Val d'Or, selon le directeur général de la SQ

Il n'y a pas de crise à Val-d'Or, selon le directeur général de la Sûreté du Québec (SQ), Martin Prud'homme.

En point de presse, mardi matin, M. Prud'homme a dit être convaincu que les esprits vont rapidement se calmer en Abitibi.

Le directeur général de la SQ s'est déplacé personnellement à Val-d'Or pour s'assurer «qu'on va faire face à la situation correctement».

M. Prud'homme a reconnu que le corps de police devait revoir la formation offerte aux agents qui travaillent dans le centre-ville de Val-d'Or où prévaut une situation particulière. Mais il a assuré que les policiers du poste 144 avaient «bonne réputation».

Le grand patron de la SQ a annoncé la mise en place de deux projets-pilotes lundi. Toutes les autopatrouilles à Val-d'Or seront désormais équipées de caméras de surveillance et des travailleurs sociaux se joindront aux forces policières pour patrouiller dans les rues du centre-ville.

Parmi les huit policiers toujours suspendus au poste de Val-d'Or, aucun n'est visé par des allégations d'inconduite sexuelle, a rappelé M. Prud'homme.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, n'exclut pas la possibilité de déclencher une enquête publique provinciale sur la situation des femmes autochtones. Mais cette enquête devra être complémentaire à celle que le gouvernement fédéral pourrait annoncer.

Du même souffle, M. Couillard a demandé une réforme de la Loi sur les indiens, une loi désuète qui «garde nos peuples autochtones dans un état de dépendance», a-t-il dit.

Plusieurs femmes autochtones ont déclaré avoir été victimes de violence policière ou d'abus sexuels commis par des policiers à l'émission Enquête de Radio-Canada diffusée la semaine dernière.

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