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26/10/2015 11:16 EDT | Actualisé 26/10/2015 11:20 EDT

«Nouvelle adresse»: Richard Blaimert, d'auteur à réalisateur (ENTREVUE)

Courtoisie Radio-Canada

Richard Blaimert, auteur de Nouvelle adresse, a troqué le clavier contre la caméra le temps de réaliser deux épisodes de sa série, qui seront diffusés aujourd’hui et la semaine prochaine (26 octobre et 2 novembre), à 21h, à Radio-Canada. Deux heures que le créateur promet chargées en émotions avec, entre autres, lundi soir, une réunion de toute la famille Lapointe, qui causera bien des remous.

Nous avons posé quelques questions à Richard Blaimert à propos de son expérience de réalisateur.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de réaliser?

Après Penthouse 5-0 (son dernier projet télévisuel avant Nouvelle adresse, présenté en 2011), j’avais envie de me mettre en danger. La conception et l’écriture de la série, c’est à recommencer chaque fois et ça reste un défi, mais c’est une dynamique que je connais bien. À 50 ans, j’avais envie d’essayer de nouvelles choses. Un auteur crée une série, imagine des personnages et participe au casting, mais doit donner l’histoire à d’autres pour qu’ils la mettent en images. Dans mon cas, ce n’était pas tant une frustration qu’une envie d’aller au bout du processus et d’apprendre un nouveau métier.

Pourquoi avoir attendu la troisième saison de Nouvelle adresse pour faire le saut?

L’entente (avec les producteurs de Sphère Média, Jocelyn Deschênes et Sophie Pellerin), c’est que je devais avoir fini mes scénarios. Écrire prend plus de temps que réaliser. La première année, quand on part la série, c’est beaucoup trop casse-gueule pour un néophyte. Il faut prévoir du temps dans son horaire pour la réalisation. Dans mon cas, ça s’est très bien passé, mais on n’a jamais de garantie. Ça n’aurait pas été une option de commencer une première saison avec un réalisateur qui n’aurait pas été capable de finir ses journées, toujours en temps supplémentaire, surtout avec les coupures actuelles. Pour la troisième année, je n’avais que 10 épisodes à écrire et, à la fin mai dernier, j’avais terminé. Il y a deux ans, j’ai fait une série web, avec une petite équipe et de moins grands enjeux. À la télé, on arrive avec une équipe qui roule, des comédiens expérimentés. Il faut donc être préparé.

Quels sont les commentaires des téléspectateurs qui reviennent souvent à propos de Nouvelle adresse? En tenez-vous compte lorsque vient le temps d’écrire vos textes?

Quand les gens ne pleurent pas, ils sont déçus! (rires) Ils sentent que c’est fait avec une certaine délicatesse, ils n’ont pas l’impression d’être manipulés. Sur Twitter, quand les gens ne pleurent pas pendant deux épisodes, disons que je le sais. Moi, je dois gérer ça, mais c’est juste amusant. Si on braillait tout le temps, les gens se diraient : «Pas encore!» Les médias sociaux, il faut les observer avec un certain humour, on ne peut pas écrire en fonction de ça. Il faut y aller avec instinct, écrire l’histoire qu’on veut raconter, et tant mieux s’il y a de l’émotion. C’est sûr que Nouvelle adresse est une série à fleur de peau. On pleure plus dans Nouvelle adresse que dans Le monde de Charlotte ou Les hauts et les bas de Sophie Paquin.

Vous avez déclaré au Journal de Montréal, la semaine dernière, que s’il y a une quatrième saison de Nouvelle adresse, celle-ci sera la dernière. Pourquoi?

Nouvelle adresse porte sur comment on se dirige vers la mort, et ce que ça fait à une famille. Le défi, c’était de montrer le deuil de la famille. Quand ce deuil sera fait, oui, on pourrait poursuivre, mais ça deviendrait alors une autre série. À ce compte-là, je préfère laisser les personnages quand les gens sont encore contents de les voir. Sinon, ça deviendrait un téléroman normal, où chacun vit ses aventures. Tandis que là, on a encore une thématique profonde, celle du deuil. C’est le propre d’une série.

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