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24/10/2015 00:45 EDT | Actualisé 23/10/2016 01:12 EDT

Le FMI assure à la Chine que le yuan sera "probablement" inclus dans son panier de devises (média)

Des représentants du Fonds monétaire international ont assuré à Pékin que la monnaie chinoise sera "probablement" incluse "bientôt" dans la composition de l'unité de compte du FMI, a rapporté samedi l'agence Bloomberg News.

Le FMI a indiqué à des responsables chinois que la revue actuelle de la composition de ses DTS (Droits de tirage spéciaux), unité de compte formée d'un panier de devises, aboutira "probablement" à l'inclusion du yuan, selon Bloomberg, qui cite sans les nommer plusieurs officiels chinois.

"Les cadres chinois concernés sont tellement certains d'obtenir le feu vert qu'ils ont déjà commencé à préparer les communiqués célébrant cette décision", poursuit l'agence de presse.

Le FMI s'est donné jusqu'en septembre 2016 pour changer ou non la composition de son unité de compte, constituée d'un panier comprenant actuellement quatre devises (dollar, euro, livre et yen).

Le conseil d'administration du FMI a décidé que l'unité de compte resterait en l'état jusqu'à cette date. Mais avant cela toutefois, le Fonds pourra décider au terme de sa révision quinquennale, prévu fin 2015, d'inclure le yuan aux DTS.

Le conseil d'administration, qui représente les 188 Etats membres, se réunira d'ailleurs en novembre pour examiner notamment cette question.

Pékin ne ménage pas ses efforts pour élargir l'usage de sa monnaie --également appelée renminbi-- à travers le monde.

La PBOC (banque centrale chinoise) a ainsi signé des accords d'échanges de devises avec une trentaine d'autres banques centrales et a établi des chambres de compensation dans une dizaine de pays, parallèlement à l'allocation de quotas d'investissements directs en yuans.

Mais son inclusion aux DTS renforcerait également le rôle du renminbi comme "monnaie de réserve" potentielle.

Si le yuan remplit le critère d'une monnaie utilisable pour les exportations (en représentant la troisième monnaie la plus utilisée via l'exportation de biens et services), elle est en revanche à la traîne en ce qui concerne sa libre convertibilité, en raison de l'encadrement toujours strict imposé par Pékin.

Les autorités chinoises avaient cependant pris les devants, en dévoilant courant août une brutale dépréciation du yuan face au dollar, présentée officiellement comme un effort pour faire correspondre son taux de change à sa valeur véritable sur les marchés.

Tout en saluant l'étape "positive" que constituait cette dévaluation, le FMI avait tempéré sa réaction en notant que Pékin devait à terme viser une flexibilité effective du yuan dans "les deux à trois prochaines années".

Des responsables du Fonds avaient précédemment estimé, début août, qu'il restait "un important travail" à accomplir avant que la devise chinoise puisse rejoindre les monnaies de référence du FMI.

jug/plh