NOUVELLES
24/10/2015 06:55 EDT | Actualisé 24/10/2016 01:12 EDT

GP des Etats-Unis - Steiner: "Haas ne part pas pour être dernier"

Günther Steiner, le Team Principal autrichien de la nouvelle écurie américaine Haas qui débutera en Formule 1 en 2016, se veut ambitieux: "Nous ne partons pas pour être dernier", a-t-il expliqué à l'AFP, en marge du Grand Prix des Etats-Unis.

Q: A six mois de vos grands débuts en F1, quel est votre objectif pour 2016?

R: "Nous voulons faire du bon boulot et marquer des points. Nous ne partons pas pour être dernier, nous espérons être en milieu de tableau au classement des constructeurs, dans la seconde partie du classement peut-être. On ne pourra décemment pas viser les podiums, on en est conscients, mais nous voulons construire pour l'avenir".

Q: La dernière écurie arrivée en F1, Manor GP, se traine encore en bout de grille, pourquoi en serait-il autrement pour Haas?

Q: "Les autres équipes arrivées récemment en F1 ont monté leur projet en six mois alors que nous avons pris plus de temps. Nous avons aussi pris le parti d'avoir des partenaires, nous ne faisons pas tout nous-mêmes. La F1 est un sport si difficile et si sophistiqué: partir de zéro est tellement difficile, voire impossible. On sait que cette démarche (de partir de zéro) ne fonctionne pas, nous devons encore prouver que la nôtre fonctionne. Pour le moment, les choses se déroulent conformément à notre calendrier pour que l'on soit prêt pour les premiers essais de Barcelone (en mars 2016), c'est là que Haas F1 fera ses débuts. On se doute bien qu'il y aura beaucoup de problèmes d'ici là, mais on sait aussi qu'on saura les résoudre, car nous avons les hommes et l'expertise pour les résoudre".

Q: Haas s'est associé à Ferrari et Dallara, deux grands noms du sport automobile, une façon de donner encore plus de poids et de crédit à votre projet alors que la F1 est un sport mineur aux Etats-Unis?

R: "Le plus important dans notre association avec Ferrari est l'apport technique, l'aide et le soutien qu'ils nous donnent est énorme, on ne pourrait pas en être à ce point de notre développement sans eux. L'image et le prestige, c'est bien, mais l'apport technique est autrement plus important, ils savent ce qu'il faut faire en F1. Dallara nous fournit le châssis et des ingénieurs qui travaillent directement sur notre projet, c'était une façon pour nous d'accélérer le processus de construction, car tout ce la prend du temps et de l'expertise".

Q: Quand sera désigné votre deuxième pilote ? Le nom du Mexicain Esteban Gutiérrez, pilote d'essai chez Ferrari, revient souvent. Pourquoi par ailleurs avoir choisi Romain Grosjean?

R: "C'est encore une question de semaines, nous sommes tout près de finaliser, il y a beaucoup de noms qui ont été cités. Pour Romain Grosjean, c'est quelqu'un de rapide, avec de l'expérience, il est monté sur des podiums (10 en F1, ndlr), il a eu des hauts et des bas dans sa carrière, mais il a toujours su en sortir plus fort, cela a forgé son caractère, ce qui est important pour une nouvelle écurie. Il s'est assagi, ce n'est plus le Grosjean d'il y a sept ans, il va nous apporter sa vision des choses quand on fera des erreurs".

Q: Pourquoi ne pas privilégier un pilote américain ?

R: "Ce qu'on veut, c'est un pilote rapide, qui marque des points. S'il est américain, tant mieux, mais ce n'est pas la priorité. De même, je suis persuadé que M. Haas aurait investi en F1 même s'il n'y avait pas de GP des Etats-Unis. La F1 ne sera jamais le sport N.1 aux Etats-Unis mais la marge de progression est encore importante".

Q: Comment est organisée votre équipe entre les Etats-Unis et l'Europe?

R: "L'écurie sera basée à Banbury, en Angleterre où nous avons racheté l'ancienne usine de Marussia, que nous avons complétement rénovée. Les travaux viennent tout juste de prendre fin. Le développement de la voiture sera fait en Italie, nous utiliserons la soufflerie de Ferrari. Les quartiers généraux de l'équipe sont en Caroline du Nord".

Propos recueillis par Jérôme RASETTI

jr/dlo/dhe