NOUVELLES
23/10/2015 23:55 EDT | Actualisé 23/10/2016 01:12 EDT

Bangladesh: un mort et 80 blessés dans une attaque contre un lieu de culte chiite

Au moins une personne a été tuée et près de 80 blessées samedi dans un attentat à la bombe contre le principal lieu de culte chiite de Dacca, où près de 20.000 personnes étaient réunies pour la fête de l'Achoura, selon la police.

Trois bombes de petite taille ont été lancées devant le bâtiment Hossaini Dalan - le principal lieu de culte chiite de la capitale - samedi vers 02h00 (20h00 GMT vendredi), tuant un garçon de 14 ans, a-t-on appris de même source.

"Il y avait près de 20.000 personnes à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment à cette heure là (...) quand les trois (bombes) ont explosé à l'extérieur d'Hossaini Dalan", a déclaré à l'AFP le commissaire adjoint de la police de Dacca, Mofiz Uddin Ahmed.

"Nous avons découvert deux bombes qui n'ont pas explosé. Elles ressemblent à des engins explosifs, comme des grenades et équipées de piles", a-t-il ajouté.

Selon lui, au moins une personne est morte dans l'attentat et environ 80 ont été blessées.

L'inspecteur Mozammel Hoque a précisé à l'AFP que la majorité des blessés avaient été touchés par des fragments de bombe, mais qu'aucun n'était dans un état critique.

La chaîne de télévision locale Somoy TV a diffusé des images montrant des personnes courant dans tous les sens peu après l'explosion. On y voit aussi de nombreuses personnes, dont des jeunes filles, conduites en ambulance à l'hôpital.

Roni, un témoin présent sur les lieux au moment de l'attentat, a raconté que les fidèles vêtus de noir étaient en train de prier devant la procession lorsqu'il a entendu 8 ou 10 explosions et qu'il a vu un feu.

L'attaque est intervenue lors d'un rassemblement à l'occasion de la célébration du deuil chiite de l'Achoura commémorant le martyre de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet.

C'est la première fois que la petite communauté chiite du Bangladesh est attaquée, selon la police.

L'attentat intervient quelques semaines après les assassinats de deux étrangers, un Italien et un Japonais, tous deux revendiqués par le groupe extrémiste sunnite Etat islamique (EI).

Les autorités ont toutefois minimisé cette revendication, estimant que l'EI n'est pas présent dans ce pays à majorité sunnite de 160 millions d'habitants.

Selon les experts, les militants islamistes extrémistes représentent un danger croissant dans ce pays où la crise politique qui s'éternise a radicalisé les opposants au gouvernement.

sa/mtp/coc/myl