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23/10/2015 16:11 EDT | Actualisé 23/10/2016 01:12 EDT

Migrants: vers une meilleure coordination dans les Balkans (presse)

Les pays européens réunis dimanche à Bruxelles sur la crise migratoire pourraient s'engager à cesser de laisser passer les réfugiés chez leur voisin sans concertation, selon un projet d'accord dont font état des médias allemands.

Cette proposition s'inscrit dans un catalogue de 16 mesures soumises par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker aux Etats appelés à participer au mini-sommet européen pour aider les pays des Balkans, qui se situent sur ce qui est devenu l'un des principaux itinéraires de migration vers l'Europe, ont indiqué vendredi le site internet de l'hebdomadaire Der Spiegel et la Frankfurter Allgemeine Zeitung à paraître samedi.

M. Juncker a convoqué à cette réunion les dirigeants des pays de l'Union européenne principalement concernés par l'afflux des réfugiés - Autriche, Bulgarie, Croatie, Allemagne, Grèce, Hongrie, Roumanie et Slovénie - ainsi que la Serbie et la Macédoine, qui se trouvent en première ligne sur la route conduisant les migrants depuis la Turquie et la Grèce vers le Nord de l'UE.

Le projet d'accord de la réunion prévoit en particulier que ces Etats s'engagent à ne plus faire passer à l'avenir de migrants dans un pays voisin sans accord préalable, selon les deux médias.

"Une politique consistant simplement à laissez passer les réfugiés dans le pays voisin n'est pas acceptable", souligne ainsi la proposition, qui prévoit des échanges quotidiens entre les pays signataires sur la situation des réfugiés.

Les Etats concernés devraient "cesser de permettre le déplacement des réfugiés vers la frontière d'un autre pays de la région sans l'accord du pays concerné", ajoute le document.

La Commission européenne propose aussi l'envoi dès la semaine prochaine de 400 douaniers européens en renfort en Slovénie, alors que le petit pays est débordé par l'arrivée de milliers de migrants et a demandé une aide financière à l'Union européenne.

Enfin, les Etats situés sur la route des Balkans devraient "augmenter" leurs propres capacités de prise en charge provisoire des réfugiés et s'engager à traiter ces derniers "de manière humaine".

Une accélération des expulsions de migrants déboutés du droit d'asile ou encore le retrait du droit à l'accueil d'un migrant non enregistré dans son pays d'entrée dans l'Union européenne font aussi partie des mesures à l'étude.

La proposition doit encore être discutée par les pays participant. Il n'est donc pas certain que toutes les mesures seront au final adoptées.

Ce mini-sommet s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre pays limitrophes européens, qui font face à l'afflux de milliers de migrants, comme entre la Slovénie et la Croatie.

Le Premier ministre slovène Miro Cerar, a récemment critiqué l'attitude des autorités croates, regrettant la faible, voire l'absence de coopération entre les pays.

pho-ylf/abk

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