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23/10/2015 09:35 EDT | Actualisé 23/10/2016 01:12 EDT

Le pétrole repart à la baisse à New York

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse vendredi à New York, perdant les maigres gains enregistrés la veille dans le sillage de la montée des Bourses, vu le déséquilibre persistant du marché.

Vers 13H20 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en décembre perdait 1,10 dollar à 44,28 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Je crois que cela va être difficile de garder les gains d'hier", a déclaré John Kilduff, de Again Capital.

"La hausse tient à un fil, accroché à la solidité des Bourses, mais les données fondamentales du marché sont tout simplement écrasantes", a-t-il ajouté, en référence aux excédents persistants, confirmés mercredi par l'annonce d'une hausse de 8 millions de barils en une semaine des stocks de brut aux Etats-Unis.

Jeudi les cours avaient enregistré une petite hausse, favorisée par "un appétit pour le risque renouvelé", ont expliqué les analystes de Commerzbank, par la disposition affichée par la Banque centrale européenne de soutenir l'économie à coup d'injections de liquidités et/ou de baisse des taux.

Vendredi, les Bourses restaient dans le vert, mais les investisseurs prêtaient aussi attention à la hausse du dollar, également liée à l'attitude de la BCE dont le positionnement laisse craindre une dilution de la valeur de l'euro.

Or comme les échanges de pétrole sont libellés en dollars, tout renchérissement du billet vert est défavorable aux acheteurs munis d'autres devises.

En tout état de cause, a souligné Augustin Eden, analyste chez Accendo Markets, les marchés pétroliers restent dans l'ensemble sur une tendance baissière depuis le 9 octobre.

"Il n'y a aucun nouveau facteur sur l'offre, ce qui signifie que le monde est toujours dans une situation de surabondance tandis qu'un dollar plus fort menace depuis que la politique monétaire de la zone euro a poussé les investisseurs obligataires à traverser l'Atlantique", soulignait-il.

Mais à moyen terme, plusieurs analystes se montraient relativement optimistes sur les chances d'une reprise des cours de l'or noir, estimant que la forte hausse des stocks de brut aux Etats-Unis est en grande partie imputable à la saison de maintenance des raffineries, qui distillent moins de pétrole.

"Si les stocks américains de brut devaient commencer à baisser, cela s'accompagnerait d'une réduction de la production comme l'a anticipée l'Energy Information Administration (EIA, une antenne du DoE) dans ses dernières estimations mensuelles sur l'offre et la demande", poursuivait-on chez PVM.

A cet égard M. Kilduff a indiqué qu'il suivrait de près l'évolution du nombre de puits de pétrole en activité aux Etats-Unis, que la société de services pétroliers Baker Hughes devait annoncer dans l'après-midi, considéré comme un signe avant-coureur de l'évolution de la production de brut.

"Cela soutiendrait un peu les cours s'il y en a moins, mais ce sera négatif si leur nombre reste stable ou qu'il augmente", a prévenu M. Kilduff.

chr/lo/bdx

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