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23/10/2015 14:56 EDT | Actualisé 23/10/2016 01:12 EDT

Le pétrole finit en baisse dans un marché inquiet du dollar et de la Chine

Les cours du pétrole ont terminé en baisse vendredi à New York, le recul symbolique du nombre de puits en activité aux Etats-Unis ne suffisant pas à contrebalancer l'impact d'un regain du dollar et d'inquiétudes à propos de l'économie chinoise.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en décembre a perdu 78 cents à 44,60 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), annulant la petite hausse de la veille et signant une deuxième semaine de suite de repli.

La société de services pétroliers Baker Hughes a annoncé vendredi qu'il y avait un puits de pétrole en activité de moins cette semaine que la semaine dernière aux Etats-Unis.

"Cela fait huit semaines de suite que le nombre de puits décline, cela montre que le marché se contracte, mais pas autant qu'on le pensait, et comme la production est restée stable (aux Etats-Unis) la semaine du 16 octobre, les investisseurs ont trouvé que cela constituait une pression à la baisse" des cours, a expliqué Phil Flynn, chez Price Futures Group.

Par ailleurs, le pétrole a réagi comme d'autres matières premières, "grimpant dans un premier temps du fait de la perspective d'une amélioration de la demande chinoise après la baisse du taux directeur de la banque centrale chinoise (PBOC)", expliquait Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

Mais le marché s'est rapidement retourné, "quand il s'est rendu compte que les cinq précédentes baisses de taux n'ont pas fonctionné et que cette action sert seulement à prouver que l'économie chinoise est à la peine", poursuivait M. Lawler.

Le marché du pétrole est très sensible à la conjoncture de la deuxième économie mondiale, craignant qu'un ralentissement pèse sur la demande alors que le marché souffre d'une surabondance de l'offre qu'il peine à résorber.

Par ailleurs, la baisse de taux chinoise, tout comme l'indication jeudi que la Banque centrale européenne pourrait également relâcher sa politique monétaire en décembre, contribuent à faire monter le dollar.

Or, comme les échanges en pétrole sont libellés en dollars, tout renforcement du billet vert tend à pénaliser les acheteurs munis d'autres devises.

chr/jt/sha

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