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23/10/2015 13:38 EDT | Actualisé 23/10/2016 01:12 EDT

JO-2022 - Le président de la FIS: "Aucun risque" que la descente disparaisse des JO

La descente des JO d'hiver de Pékin-2022 n'est en rien menacée de disparition, malgré des rumeurs qui l'avaient laissé craindre, a assuré Gian Franco Kasper, président de la Fédération internationale de ski (FIS), vendredi à Sölden (Autriche) à la veille de l'ouverture de la Coupe du monde de ski alpin.

Q: La descente va-t-elle disparaître des JO?

R: "Ne vous inquiétez pas, la descente aura bien lieu. Il faut se méfier des rumeurs. On n'a pas parlé de ça au CIO. La descente est la reine des épreuves (alpines). Si elle est dehors, c'est tout le ski alpin qui est dehors. J'ai vu M. Bach (le président du CIO) il y a trois jours. Il m'a dit: +Mais tu es fou, tu veux couper la descente!+ Ce sont plutôt les bureaucrates, dès lors que le CIO a décidé de couper dans les coûts, qui ont essayé de regarder ce qui coûtait le plus cher: le bob, la descente, la luge, les tremplins".

Q: Mais la Chine, sans tradition dans la discipline, peut-elle s'intéresser à la descente?

Q: "Ils vont tout faire pour avoir des descendeurs. Dans une autre nation, on choisirait un groupe de cinq-six jeunes. Les Chinois en prennent 50.000! Je suis sûr qu'on va voir des champions chinois dans toutes les disciplines en 2022, avec les moyens qu'ils ont. Regardez, dans le freestyle et le snowboard, ils n'étaient pas présents. Et maintenant, ils sont parmi les meilleurs."

Q: Économiquement, le marché asiatique des sports d'hiver existe-il?

R: "Le marché asiatique, on ne l'a pas vraiment eu encore dans les sports d'hiver. Avec la Corée en 2018 et la Chine derrière, ça nous aidera pour le développement. Actuellement, on a un peu près 200 stations de ski en Chine, dans quelques années elles seront 500."

Q: Quid de la réduction des épreuves prônée par le CIO?

R: "Ce n'est pas la réalité. Pour les JO d'hiver, on avait décidé 100 événements, pas plus. Pour la Corée du Sud (Pyeongchang, en 2018), on est déjà à 102. Pour les JO d'été de Tokyo (2020), on a cinq nouveaux sports qui pourraient être ajoutés."

Q: Quelles solutions alors pour freiner le gigantisme et les surcoûts?

R: "Utiliser les stades, les structures existant à proximité, même dans des pays limitrophes. Et puis après le choc de Sotchi (un budget qui a finalement grimpé à 51 milliards), des sept candidats au départ pour les JO de 2022, il n'en est resté que deux, dont Pékin. La solution, c'est aussi de faire voter les gens pour savoir s'ils veulent ou non les Jeux".

Propos recueillis par Astolfo CAGNACCI

asc/pr/tba

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