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23/10/2015 10:35 EDT | Actualisé 23/10/2016 01:12 EDT

Grève des traversiers: Québec effleure l'idée d'une loi spéciale

QUÉBEC — Alors que les officiers des traversiers ont de nouveau refusé les offres de l'employeur et renouvelé leur mandat de grève, vendredi, le président du Conseil du trésor Martin Coiteux a prévenu que la patience du gouvernement «avait ses limites» et que la prochaine semaine serait «déterminante».

Bien qu'il souhaite un règlement négocié du conflit de travail, M. Coiteux a soutenu lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale que le gouvernement ne pouvait pas tolérer que «la population soit prise en otage» indéfiniment.

À mots couverts, il a évoqué la possibilité de présenter une loi spéciale «lorsque sa limite sera atteinte». L'argentier du gouvernement a répété que les prochains jours seraient importants pour déterminer la suite des choses.

Au terme d'un vote tenu sur plusieurs jours, les employés de la Société des traversiers ont rejeté à 91 pour cent les propositions patronales et 78 pour cent ont choisi de continuer leurs moyens de pression, a annoncé le syndicat des Métallos.

Selon M. Coiteux, l'employeur avait soumis des offres et les employés les ont refusées en remettant une «nouvelle liste d'épicerie qui n'existait pas auparavant».

Les employés du service de traversier, qui assure les traverses de Québec/Lévis, Sorel/Saint-Ignace-de-Loyola, l'Isle-aux-Coudres/Saint-Joseph-de-la-Rive, Matane/Baie-Comeau/Godbout et Tadoussac/Baie-Sainte-Catherine, sont en grève depuis le 13 octobre dans le cadre des négociations de leur convention collective, échue depuis le 31 mars. Certaines traverses continuent d'offrir un service de base, d'autres l'ont complètement interrompu.

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