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23/10/2015 08:37 EDT | Actualisé 23/10/2016 01:12 EDT

Congo: l'archevêque de Brazzaville appelle à "sauver la cohésion nationale"

L'archevêque de Brazzaville, Anatole Nilandou, appelle les hommes politiques congolais à "sauver la cohésion nationale" dans une déclaration publiée vendredi après les violences ayant endeuillé la campagne du référendum constitutionnel de dimanche au Congo.

"Nous avons déjà perdu beaucoup de temps mais nous pouvons encore sauver ce qui nous reste: la cohésion nationale", écrit Mgr Nilandou dans un "appel à la classe politique congolaise".

"C'est donc au carrefour du dialogue que je vous demande de revenir", ajoute le prélat, pour qui, "dans la situation présente [...] refuser de se parler avec sincérité et désir de s'accorder serait cynique voire diabolique" et risquerait de mener à un "suicide collectif".

Les Congolais sont appelés à se prononcer dimanche par référendum sur un projet de constitution qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 31 ans à la tête du pays, de briguer un nouveau mandat en 2016 en faisant sauter les deux verrous qui l'en empêchent aujourd'hui: la limite d'âge et celle du nombre des mandats présidentiels.

Dénonçant cette consultation populaire comme un "coup d'État constitutionnel", deux coalitions d'opposition avaient tenté d'organiser mardi dans le pays des opérations de "désobéissance civile".

Après l'annonce ce jour-là de l'interdiction de tout rassemblement public, des heurts entre forces de l'ordre et manifestants à Brazzaville et à Pointe-Noire, la capitale économique du pays, avaient fait entre quatre morts, selon les autorités, et une vingtaine de morts, selon l'opposition.

La journée de mercredi a été marquée par des échauffourées sporadiques avant un retour au calme jeudi dans la capitale.

Jeudi soir, l'opposition a annoncé avoir annulé le grand rassemblement qu'elle prévoyait d'organiser à Brazzaville vendredi - dernier jour de la campagne - après une nouvelle interdiction de "tous les rassemblements [...] sur la voie publique".

La situation était calme vendredi, mais un correspondant de l'AFP a constaté que les forces de l'ordre bouclaient les accès à la zone du dirigeant d'opposition Guy Brice Parfait Kolelas, secrétaire-général du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI).

Joint par téléphone, un proche de M. Kolelas a affirmé se trouver sur place avec M. Kolelas et bloqué avec lui et au moins deux autres opposants depuis mercredi.

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