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23/10/2015 00:45 EDT | Actualisé 22/10/2016 01:12 EDT

Argentine : cinq challengers pour contester la victoire annoncée de Scioli

Les sondages, unanimes, placent le candidat de la coalition de gauche au pouvoir, Daniel Scioli, en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle dimanche en Argentine, mais cinq candidats veulent bousculer cette suprématie.

- Mauricio Macri, de Boca Juniors à maire de Buenos Aires

Fils d'un homme d'affaires puissant, Il est devenu célèbre comme président du club de football de Boca Juniors, le plus populaire d'Argentine, avec qui il a gagné tous les trophées possibles, jusqu'à la Coupe intercontinentale contre le Milan AC.

Mauricio Macri, 56 ans, a réussi à rallier à sa cause l'Union civique radicale (UCR, centre-gauche), qui a intégré sa coalition baptisée Changeons, pour essayer de faire barrage à la candidature de Daniel Scioli.

Le maire de Buenos Aires depuis 2007 défend une rupture avec la politique économique de la présidente Cristina Kirchner (2007-2015). "Nous ne voulons plus de cette Argentine qui expulse les gens de leur lieu d'origine car il n'y a pas de travail", a-t-il déclaré durant la campagne.

Comme maire de Buenos Aires, il affiche une gestion sans accrocs, la ville a été modernisée et il promet d'en faire de même avec le pays. Son parti, Proposition républicaine (PRO, droite), est la première force politique dans la capitale, loin devant le Front pour la victoire (FPV, gauche) de la présidente Cristina Kirchner.

Enfant, il voulait "être attaquant de Boca ou chanteur". Il est mariée à Juliana Awada, sa troisième femme, un mannequin qui a créé sa propre marque de mode, avec qui il a une fille de 3 ans.

- Sergio Massa, le dissident kirchnériste

Voici deux ans, auréolé d'une retentissante victoire aux législatives dans la province-clé de Buenos Aires, cet ancien protégé de Nestor Kirchner figurait comme un sérieux prétendant à la présidentielle, mais sa cote a progressivement baissé.

Nommé chef du gouvernement de Mme Kirchner en 2008, Sergio Massa exercera ces fonctions durant un an avant de faire dissidence en 2013 et de fonder son propre parti, le Front rénovateur.

Les électeurs ont retenu de sa campagne son discours axé sur la lutte contre l'insécurité et le trafic de drogue, préoccupation importante des Argentins notamment dans la province de Buenos Aires, 13 millions d'habitants autour de la capitale, et celle de Santa Fe, où se trouve le port agro-industriel de Rosario.

Le député de 43 ans se situe dans l'aile droite du péronisme, le mouvement fondé par le général-président Juan Peron (1946-1955 et 1973/1974), s'est entouré de proches de Nestor Kirchner (2003-2007) mais rejette la gestion de Mme Kirchner.

- Margarita Stolbizer, à la tête d'un front désuni

Comme chef de file de la coalition de gauche Progressistes, opposée à Mme Kirchner, cette avocate de 60 ans a la lourde tâche de succéder dans ce rôle à Hermés Biner, le socialiste qui avait rassemblé 17% des suffrages lors de la présidentielle de 2011. Cet espace politique ne représente plus que 6% des votes selon l'estimation la plus optimiste.

Un an avant les élections, Stolbizer, une dissidente de l'UCR, les socialistes et l'UCR avaient convenu de s'allier pour la présidentielle, avant que l'UCR ne décide de soutenir M. Macri.

- Nicolas del Cano, le trotskyste

Le député du Front de gauche, 35 ans, fait penser au Français Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, par sa jeunesse, son aisance et son habileté dans les médias. Il ne dépassera probablement pas 3% des suffrages, mais il s'est imposé comme un nouveau visage à l'extrême gauche de l'échiquier politique argentin. Il dénonce les politiciens "qui gouvernent contre le peuple", un slogan qui revient régulièrement dans ses discours.

- Adolfo Rodriguez Saa, le revenant

En 2001, au plus fort de la crise économique, ce péroniste a présidé l'Argentine pendant sept jours, avant d'être emporté dans la tempête d'instabilité politique et économique qui frappait le pays sud-américain à cette époque.

Adolfo Rodriguez Saa, 68 ans, est l'homme fort de la province de San Luis, dans l'est de l'Argentine, dont il a été gouverneur pendant 18 ans, député et sénateur.

Il brigue la présidence pour la troisième fois après deux tentatives en 2007 et 2011.

ap/ka/plh

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